Recherche avancée

    Catalogue

    Nouveautés

    Comptes-rendus

    Les comptes-rendus des séances sont rédigés par les membres du Club de lecture.

                                                    Club de lecture du 19 Juin 2018 : sujet libre

                                                                           °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
    Mon frère Yves (1883) de Pierre LOTI, écrivain français (1850-1923)
    A la fois roman et journal intime qui permet à l'auteur à travers son amitié avec le gabier Pierre Le Cor, de tenter de retrouver son frère Gustave, chirurgien dans la marine et décédé en mission . Hymne à la mer, à la vie des marins, avec également de magnifiques descriptions de la campagne bretonne du XIX ème siècle.Très intéressant.

    Le Mystère par excellence (1999) d' Amélie NOTHOMB, romancière belge née en 1966.
    Manuel , meilleur ami de Jacques est tombé fou amoureux d'Hélène. Jacques brûle de rencontrer cette jeune fille qui a su séduire le plus courtisé des avocats bruxellois. Mais il n'apprécie pas du tout Hélène et pense même qu'elle n'aime pas son ami. C'est « le mystère par excellence ». Roman facile à lire mais peu emballant.

    *La Vérité sur l'affaire Harry Québert (2012) de Joël DICKER, écrivain suisse né en 1985.
    Grand prix du roman de l'Académie française et Prix Goncourt des lycéens. Un jeune écrivain à succès vient en aide à son ami Harry Quebert, inculpé pour le meurtre d'une jeune fille de 15 ans avec qui il a eu une liaison. Pour faire la lumière sur cet assassinat vieux de trente ans, il va mener son enquête et en faire un livre. A travers la critique de l'Amérique, de la justice, des médias, du monde de l'édition, l'auteur nous livre une intrigue et des personnages intéressants. Mais l'alternance incessante entre le passé et le présent et les répétitions rendent le livre trop long et décevant.

    *La Neige noire (2015) de Paul LYNCH, écrivain irlandais né en 1977
    Après 1945, Barnabas  Kane retourne avec sa femme et son fils dans son Irlande natale  afin d'exploiter une ferme qu'ils y ont achetée. Malheureusement un incendie accidentel ou criminel détruit l'étable et son bétail en entraînant la mort de son employé et par la suite l'hostilité des habitants à son égard. Livre plutôt noir, très bien écrit, évoquant avec précision l' atmosphère lourde de la campagne irlandaise. Très intéressant.

    *Le Bureau des jardins et des étangs (2017) de Didier DECOIN, écrivain français né en 1945.
    L'histoire se déroule au 12 ème siècle au Japon sous la dynastie des Heian où la culture impériale est à son apogée. A la mort de son mari, pêcheur de carpes et fournisseur des Etangs de la Cité Impériale, Miyuki entreprend un voyage périlleux à travers les montagnes pour apporter les poissons. Roman fascinant, empreint de poésie où l'auteur a su créer une atmosphère propice à la rêverie.

                                                    Club de lecture du 15 Mai 2018 : Les grands-parents

                                                                           °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
    *Les Champs d'honneur (Prix Goncourt 1990) de Jean ROUAULT, écrivain français né en 1952.
    Premier tome d' une série de 5 livres autobiographiques qui retrace la vie de la famille de l'auteur en s'attachant en particulier à ses grands-parents auxquels il rend hommage. Intéressant, bien écrit, amusant et très vivant .

    *Grands-parents, à vous de jouer ! (2012) de Marcel RUFO, Professeur, pédo-psychiâtre né en 1944
    L'auteur  nous propose de l'accompagner à travers sa propre histoire avec son unique et extravagante grand-mère à laquelle il consacre la première partie du livre. Puis, en s'imaginant être grand-père, il met en scène des situations qui pourraient survenir dans la vie de tous les petits-enfants. Livre facile à lire mais décevant sur le fond.

    *Mémé (2014) de Philippe TORRETON, acteur et écrivain français né en 1965
    Philippe Torreton fait le portrait de celle qui fut le personnage central de son enfance. Dans les années 1970 et 1980, sa mémé vivait en Normandie. Il lui revient en mémoire les meubles en formica, les parties de dominos, la tendresse et la vie simple. Son aïeule était peu démonstratrice mais chaleureuse et dévouée. Récit décousu mais émouvant.
    *  ouvrage disponible à la médiathèque

     

    Club de lecture du 10 Avril 2018 : sujet libre.

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

    *Les champs d'honneur (Prix Goncourt 1990) de Jean ROUAULT, écrivain français né en 1952
    Premier tome d' une série de 5 livres autobiographiques qui retrace la vie de la famille de l'auteur en s'attachant en particulier aux décès de trois parents : le père, sa vieille tante religieuse, et le grand-père maternel.  A travers une belle écriture, c'est un hommage rendu à ces français dits « moyens ».

    La mort de la baleine rouge (publié en 2004) de Théodore MONOD (1902-2000), célèbre scientifique, explorateur et humaniste français.
    Dans ce récit épique écrit en 1929 sous forme de longue nouvelle, l'auteur a imaginé une sorte de conte de Noël en racontant l'arrivée et la crémation d'Harald, chef viking et la conversion de son fils ainsi que son massacre par ses guerriers révoltés. Dernier prétexte pour formuler le message de l'évangile « tu ne tueras point ». Très bien.

    *Moi, mon âme est fêlée ( 2015) de Gérard CADET, né en 1947, ancien professeur de français à Chilly Mazarin.
    Ce premier roman publié en 2015 se présente comme une comédie policière dramatique. Les événements se déroulent sur la presqu'île de Rhuis en Bretagne, dans un grand domaine dirigé par une châtelaine autoritaire qui héberge gracieusement sa famille. Lecture très distrayante, agréable et facile, avec un bon suspense et un dénouement surprenant. Très bien écrit.

    Belle d'amour (2017) de Franz-Olivier GIESBERT, journaliste et écrivain franco-américain né en 1949.
    Experte en amour, pâtisseries et chansons de troubadour, Tiphaine, dite Belle d’amour, a été l’une des suivantes de Saint Louis et a participé, en première ligne, aux 2 dernières croisades en Orient. Mais sa vie qui aurait pu être un conte de fées, tourne souvent au cauchemar. Malgré l'intérêt de ce destin de femme à l'époque du Moyen Âge, le style lourd et pompeux rend le livre décevant.

    *La vengeance du pardon ( 2017) d'Eric Emmanuel SCHMITT, écrivain français né en 1960
    Recueil de 4 nouvelles  dont la troisième, la plus captivante, donne son titre à l'ouvrage, sous forme d'oxymore. En effet en jouant sur ces 2 termes opposés qu'il associe, vengeance et pardon, l'auteur avec un redoutable sens du suspense explore les sentiments les plus violents et les plus secrets en nous. Bien écrit avec beaucoup d'émotion, ces histoires nous font réfléchir sur le pardon, la bonté, l'humanité, et aussi la cruauté en mêlant l'amour à la haine. 

    Giboulées de soleil  (2018) de Lenka HORNAKOVA CIVADE, écrivaine tchèque née en 1971
    Premier roman rédigé en français, Prix Renaudot des lycéens. Le récit, comme une saga, retrace la vie de trois femmes de 1930 à 1980. Mère, fille et petite-fille sont nées « batardes » et chacune à sa manière fait face à cette honte ou malédiction pour en faire une distinction dans cette campagne et ce pays dont l'histoire a été tant de fois bouleversée. Très bon livre, agréable à lire.

    *  ouvrage disponible à la médiathèque

     

                            Club de lecture du 13 Mars 2018 : le roman historique.

                                                                     °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

    *La fille du capitaine (1836) d'Alexandre POUCHKINE,  écrivain russe (1799-1837).
    L'action se passe en Russie fin 1773, sous le règne de l'impératrice Catherine II et retrace la révolte du cosaque Pougatcheff. On découvre l' atmosphère de la vie campagnarde de la petite noblesse russe au XVIIIème siècle et la simplicité rustique dans la forteresse où vit la belle Marie, la fille du capitaine...Roman bien écrit où l' Histoire est habilement mêlée à l'intrigue amoureuse.

    *Le collier de la Reine d' Alexandre DUMAS père (1802-1870).
    Paru d'abord dans la presse dès 1849, ce roman est librement inspiré de l'affaire du collier de la reine, escroquerie qui défraya la chronique politique et judiciaire  à la cour de Louis XVI vers 1780 et eut un impact négatif sur la réputation de reine. En idéalisant celle-ci, l'auteur raconte dans un style très vif, digne du roman de cape et d'épée, les intrigues de la cour, parfois difficiles à suivre.

    Le Mouron rouge (1905) de la baronne ORCZY (1865-1947),romancière britannique d'origine hongroise
    Il s'agit du surnom du personnage principal d'une série de 9 romans populaires anglais, signifiant une petite fleur rouge à baies toxiques pour certains animaux. Anglais , il parvient à sauver de la guillotine un certain nombre d'aristocrates. Epopée contre- révolutionnaire et anti-française et vrai roman de cape et d'épée qui se passe en Angleterre et en France en 1792. Livre intéressant et divertissant.

    Christine de Pizan ( 1995) de Régine PERNOUD, historienne médiéviste française (1909-1998)
    Christine de Pizan (1364-1430) accède au savoir par son père Thomas Pizan, astrologue italien de Charles V. Philosophe et poétesse française, elle représente une féministe avant la lettre. En effet, elle attribuait l'inégalité intellectuelle entre hommes et femmes, non à la nature, mais à l'éducation et aux représentations d'elles-mêmes fournies aux femmes par le discours misogyne dominant. Intéressant.

    *Le Grand Coeur ( 2012) de Jean- Christophe RUFIN, médecin, historien français né en 1952
    Histoire très romancée de l'épopée de Jacques Coeur  (1400-1454), grand argentier, banquier, armateur qui sut inventer le commerce international. Malgré son soutien à Charles VII,  cet homme plus riche que le roi lui-même, fut déchu de ses fonctions, traîné en prison, torturé puis, après une évasion rocambolesque, se réfugia dans la petite île grecque de Chios où il mourut. Agréable à lire.

    *Flamboyant second empire … et la France entra dans la modernité (2016) de Xavier  MAUDUIT, né en 1974, chroniqueur à la radio et Corinne ERGASSE auteure de romans historiques.
    Le lecteur est invité à découvrir ou redécouvrir l'Histoire de ces 18 années « flamboyantes » du Second Empire dans tous les domaines . Sorte d'inventaire intéressant et agréable à lire, fait de courts chapitres  contenant de nombreux détails sur la vie quotidienne de l'époque, écrit dans un style gai et humoristique.

    *L'ordre du jour ( Prix Goncourt 2017) d'Eric VUILLARD, écrivain et scénariste français né en 1968.
    En reprenant 3 dates de l'histoire du nazisme, ce récit présente des scènes saisissantes qui  s'ajoutent les unes aux autres pour retracer l'inertie coupable, la succession de lâchetés, de bassesses, de compromissions qui ont mené à l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne. Avis unanime sur l'écriture limpide, mais divergent sur l'intérêt du livre et la justification de ce prix.

    Club de lecture du 13 Février 2018 : le Maroc, histoire et littérature.

     

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

    Le Maroc, terre et ciel ( Lausanne 1954).
    Le Maroc a deux visages, celui du littoral atlantique et celui du plateau oriental. Entre les deux, les chaînes de l'Atlas, le sud appartenant déjà au Sahara. Les villes principales sont Rabat, la capitale politique, Casablanca la capitale économique, Fès, Meknès, Marrakech, Tarroudant (berceau de la dynastie saadienne), Agadir , Tafraout, Tanger.

    *Aujourd'hui au Maroc: Hassan Aït Yamzel (Gallimard jeunesse 2010).
    Hassan a 12 ans. Sa famille habite un petit village berbère, mais son père travaille en France. Son récit nous raconte ses joies d'enfant, l'attente des retrouvailles familiales, le déménagement à la ville proche.À chaque page, une mine d'informations documentaires : le village berbère traditionnel, le ramadan, les épices, la famille, l'oasis, le désert, l'arganier.
    Pays jeune, en voie de développement, doté de richesses, le Maroc a un climat lumineux (300 jours de soleil par an).

    La vieille dame du Riad  (2011) de Fouad LARAOUI, écrivain marocain francophone né en 1958.
    François et Cécile, voulant rompre leur ennui, se retrouvent propriétaires d'un riad à Marrakech. Encore faudrait-il déloger la vieille dame qui a élu domicile chez eux...L'auteur
    évoque avec humour et dérision les différences culturelles entre la France et le Maroc. Roman écrit de manière sobre et efficace dans les évocations poétiques.

    *Le pain nu (1980) de Mohamed CHOUKRI, écrivain marocain (1935-2003)
    Premier volume d'une trilogie autobiographique, où l'auteur raconte son enfance et son adolescence marquées par la violence, la peur, la faim et la haine envers son père brutal et incestueux. C'est aussi le récit d'une vie de misère et de souffrance pour ce gamin contraint de voler. Livre très dur.

    La nuit sacrée (Prix Goncourt 1987) de Tahar BEN JELLOUN, écrivain franco-marocain né en 1947.
    Ce roman fait suite à « l'enfant de sable » (1985) où un père qui désirait un fils décide après la naissance de sa 8 ème fille, de la faire passer pour un garçon. A 20 ans, celle-ci décide après la mort de son père de vivre sa vie de femme. A travers ses aventures, l'auteur donne un portrait inédit du Maroc, en décrivant la condition de la femme et les problèmes de société et de tradition religieuse. Bien écrit.

    *Le mariage de plaisir ( 2016) de Tahar BEN JELLOUN
    A partir d'un mariage de plaisir (contrat  de mariage à durée limitée, autorisé par l’islam aux croyants partant pour un long voyage), un marchand de Fès, Amir, va vivre l’inattendu : une véritable histoire d’amour. Il ne peut plus se passer de cette femme, une noire sénégalaise, et il décide de la ramener au Maroc. Sa première femme blanche, va se voir imposée cette nouvelle épouse qui lui donnera des jumeaux, un blanc et un noir.
     La dimension historique, la réflexion sur le racisme et le traitement des questions migratoires donnent à ce livre sa force, son originalité et son actualité.

     *  ouvrages disponibles à la médiathèque


     

    Club de lecture du 16 Janvier 2018 : sujet libre

     

                                                              °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

    *Premier amour (1860) d' Ivan TOURGUENIEV, écrivain russe 1818-1883

    Vladimir , adolescent languide et nonchalant, prépare ses examens d'entrée à l'université lorsqu'il aperçoit Zinaïda. Fille d'une princesse désargentée, elle utilise sa beauté peu commune pour réunir une troupe d'admirateurs qu'elle pousse à l'aigreur à force d'agaceries. Vladimir, pour sa part, ne cesse de l'épier depuis la palissade qui sépare leurs logis. Un jour, son père rencontre la mystérieuse voisine ; ils se donnent rendez-vous...Nouvelle en partie autobiographique.

    *L'or  (1924) de Blaise CENDRARS, écrivain français 1887-1961.                                            Beau roman qui retrace le dramatique destin de Johann August Sutter, véritable personnage d'origine suisse, parti de rien et devenu millionnaire puis ruiné par la découverte de l'or en 1845 sur ses terres en Californie.

    *Histoire du juif errant (1990) de Jean D'ORMESSON, écrivain français 1925-2017                   Au cours d'un voyage à Venise, le narrateur et Marie sa compagne vont rencontrer un personnage mystérieux, Simon, qui sera le héros principal du livre. Il leur raconte tous les soirs ses aventures à travers l'espace et le temps, en changeant de nom au cours de sa longue vie d'errance.Sorte de contes philosophiques, livre intéressant, très dense, écrit dans un style vivant avec des pointes d'humour.

    *Qu'ai-je donc fait ( 2008) de Jean D'ORMESSON

    Dernier volume d'un triptyque autobiographique, écrit sous forme de petits chapitres où l'auteur fait le bilan de sa vie en abordant différents sujets, dont sa famille, l'existence de Dieu, la vie, la mort… Beaucoup d'humour et d'érudition dans cet ouvrage empreint d'égo et d'agréable radotage que l'on lit avec plaisir et qui nous fait réfléchir !

    *Dans les forêts de Sibérie (2011) de Sylvain TESSON, écrivain et voyageur français né en 1972  Il s'agit du journal de sa vie d'ermite de février à juillet 2010 où pendant 6 mois il a vécu seul dans une cabane en bois au bord du lac Baïkal. Livre très intéressant qui traite de beaucoup de sujets philosophiques avec des descriptions grandioses et poétiques.

    Dictionnaire amoureux de Paris (2016) de Nicolas D'ESTIENNE D'ORVES, écrivain et journaliste français, né en 1974.                                                                                       Reflétant l'amour des vieilles pierres et de l'histoire secrète dans des lieux cachés, cet ouvrage est drôle, remarquablement écrit, et demande un certain temps pour « en faire le tour ».

    Les pêcheurs d'étoiles ( 2016) de Jean-Paul DELFINO, romancier français né en 1964. Histoire d'une nuit épique dans le Paris des années 1920, en compagnie de Blaise Cendrars, de retour du Brésil, et d'Erik Satie, qui commence tout juste à être connu mais vit encore dans la misère à Arcueil. Les deux hommes se lancent à la poursuite d'une mystérieuse femme aimée et de Jean Cocteau, qui leur a volé le manuscrit d'un opéra. Un vrai petit bijou qui fait rêver !

    La librairie de la place aux herbes (2017) d'Eric DE KERMEL, écrivain français . Professeur de lettres, Nathalie décide avec son mari architecte de quitter Paris pour Uzès où elle achète une librairie située place aux herbes. Passionnée de littérature, elle fait partager les parcours de vie de ses clients en même temps que la sienne, tout en conseillant des coups de coeur littéraires. Livre plein d'humanité et véritable hymne à la nature de cette belle région.

     

    Club de lecture du 12 Décembre 2017 : Françoise CHANDERNAGOR

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

    Romancière française née en 1945, membre de l'Académie Goncourt

     

    *L'allée du roi (1981).                                                                                                             C'est à partir d'une considérable documentation recourant à de nombreux écrits inédits de Mme de Maintenon que l'auteure nous emmène à la découverte de cette femme «  belle avec esprit, ambitieuse avec dignité, secrète avec sincérité, raisonnable avec passion ». Très intéressant observatoire des mœurs de l'époque et de la vie à Versailles.

     

    *L'enfant des lumières (1995)                                                                                              Dans ce siècle bouleversé que l'on appelle « des Lumières » et qui voit le déclin de l'honneur et des vertus, Mme de Breyves veuve, va inculquer à son jeune fils que dans la vie « soit on manœuvre, soit on est manoeuvré ». Livre intéressant mais trop long et parfois lourd.

     

    *La première épouse (1998).                                                                                                  Plus qu'un roman, c'est le récit sans doute autobiographique d'une séparation vécue comme un deuil par la narratrice que son mari a quittée au bout de 30 ans. Elle fait une fine analyse de sa souffrance et ce qu'elle a enduré avec un époux volage. Le livre conclut sur la nécessité de la reconstruction  même à 50 ans. Bien écrit mais trop long.

     

    *La chambre (2002)                                                                                                             Récit de l'agonie pendant 2 ans d'un petit garçon qui aurait dû être Louis XVII, enfermé dans une chambre de la tour du Temple, séparé de sa famille et privé de toute visite. Roman dont la lecture est difficile à supporter, très bien écrit, juste et réaliste.

     

    *La reine oubliée (2011)Tome I Les enfants d'Alexandrie                                                     

    Il s'agit des quatre enfants de Cléopâtre, élevés à Alexandrie où l'auteure décrit les beuveries et les fêtes organisées par la reine en l'honneur de Marc Antoine. Livre assez décevant, avec beaucoup de longueurs.

     

    *Les dames de Rome, Tome 2 (2012)                                                                            

    A la mort de ses parents assassinés, Séléné, la fille de Cléopâtre et de Marc-Antoine, est recueillie par Octavie, la sœur aîné d'Octave. Roman très bien documenté, qui fourmille de faits historiques avec une grande fresque sur Rome, ville sale, malodorante, aux mœurs dissolues. Lecture cependant fastidieuse et rébarbative.

     

     *  ouvrage disponible à la médiathèque

     

    ----------------------------------------------------------------------------------------------------- 

    Club de lecture du 14 Novembre 2017 : Littérature du terroir

     

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

    Un de Baumugnes (1929 ) de Jean GIONO (1895-1970), deuxième roman de la trilogie Pan, précédé de « Colline » et suivi de « Regain ». Un vieux journalier reçoit les confidences d'un jeune paysan, Albin,  tombé amoureux d'une jeune fille séduite par un gars de la ville aux belles manières qui la prostituera. Inconsolable de l'avoir perdue, il sera aidé par son ami qui décide de la retrouver et de réunir ainsi les deux amoureux. Belle histoire d'amour et d'amitié dans la Provence rurale du début du XXème siècle.

    *Une pomme oubliée ( 1969) de Jean ANGLADE, né en 1915.                            Mathilde, âgée de 76 ans, se retrouve dernière habitante du hameau perdu de Peyroux dans le Puy de Dôme. Veuve et abandonnée par son fils, elle a vu peu à peu partir tous les autres villageois  et se croit condamnée à mourir seule dans ce village fantôme quand un jour, un ancien habitant se retrouvant déserteur, vient se cacher dans son ancienne maison. Magnifique roman de terroir sur le thème de la désertification en Auvergne, de l'habitat de montagne, l'exode rural et le mirage de la vie en ville. Le personnage de Mathilde est touchant et reste comme la pomme oubliée sur la branche. Intéressant.

    La terre des Vialhe (1998) de Claude MICHELET, né en 1938.                                      Ce dernier volet de la saga des Vialhe se situe entre 1987 et 1988 où l'on retrouve les principaux descendants de la famille ainsi que le village de St Libéral en Corrèze. Celui-ci  est de plus en plus d'actualité avec sa désertification due au départ parfois lointain de ses  habitants qui ne peuvent plus pratiquer leur métier car écrasés par les diktats de Bruxelles et les charges bancaires qui en découlent. Beau roman du terroir.

    *Les alliances de Cristal ( 2003) d' Elise FISCHER , née en 1948.                              Saga familiale qui se déroule de 1880 à 1942 avec un épilogue en 1969. Le héros de cette histoire grandit dans le monde des verriers lorrains et aura une vraie passion pour ce métier. Il rencontre tous les grands fabricants et artistes qui ont contribué au rayonnement de « l'école de Nancy ». Ouvrage très bien documenté, agréable à lire et intéressant pour la partie artistique mais décevant pour l'histoire romanesque trop rocambolesque.

    *Le moulin du loup ( 2007) de Marie-Bernadette DUPUY, née en 1952.                       Ce premier roman de la série des 6 tomes sur la famille Roy commence à la fin du XIXème siècle, en Charente. Claire  mène une jeunesse insouciante dans les ateliers du moulin où son père fabrique du papier. Accablé de dettes, celui-ci la promet en mariage à un riche propriétaire qu'elle déteste mais elle va rencontrer la passion avec un jeune bagnard en cavale. Roman intéressant, bien écrit, aux personnages attachants, il a surtout le mérite de nous faire découvrir un métier ancestral dans un lieu toujours existant  et en activité, « le Moulin du Verger » dans la vallée des Eaux Claires, près d'Angoulême.

    Ils rêvaient de leurs dimanches ( 2008) de Christian SIGNOL, né en 1947. Originaire du Haut Périgord, l'auteur rend hommage au monde rural et à sa famille maternelle où  3 générations ont réussi à faire par leurs sacrifices et leur vie rude ce que notre 20ème siècle est devenu. Artisans du remarquable ascenseur social, ils ont permis à leurs descendants de passer de la misère pour la plupart à l'entrée à l'Université. Ouvrage empreint de gratitude envers ces femmes et ces hommes courageux et obstinés.

             *  ouvrage disponible à la médiathèque

     

    Club de lecture du 17 Octobre 2017 : Le Cerveau

     Le cerveau, QUID 2003                                                                                                    Le terme cerveau désigne l'ensemble de l'encéphale, formée presque en totalité par 2 hémisphères cérébraux qui contiennent les 3/4 des neurones (cortex cérébral). Il est divisé en régions cérébrales qui ont chacune une fonction particulière ( contrôle des émotions, décision, équilibre etc). En moyenne, chez l'homme le cerveau pèse 1450g, chez la femme 1300g. Le cerveau de Byron pesait 2300g, celui de Gambetta 1092g !

     

    Le vie du cerveau, articles de revue SCIENCES ET AVENIR                                        Le cerveau, organe complexe, qui  n'en finit plus de s'adapter et d'être vivant jusqu'à la mort présenterait 5 phases évolutives : la phase embryonnaire, l'enfance, l'adolescence, l'âge adulte, la vieillesse et l'extrême vieillesse. La maladie d'Alzheimer, maladie neurodégénérative la plus courante mais encore mal connue, fait l'objet d'une recherche médicale soutenue.

     

    *L'erreur de Descartes ( 1994) de Antonio DAMASIO, médecin neurologue portuguais    L'auteur aborde la question du dualisme corps-esprit, contrairement à Descartes qui séparait la rationalité et  les émotions. Il va démontrer que le cerveau atteint de lésions dans la partie du lobe frontal droite et gauche laisse des séquelles de comportement chez les patients. Pour cela, il s'appuie sur un exemple datant de 1848,  d'un ouvrier Philéas Gage qui, à la suite d'un accident de chantier, n'était plus le même. Malgré l'intérêt du sujet, la lecture est difficile et très compliquée, les explications manquant de modernité.

     

    *Cerveau, sexe et pouvoir (2005) de Catherine VIDAL et Dorothée Benoît- BROWAEYS,  journaliste et biologiste.                                                                           Cet ouvrage qui s'adresse à un large public, replace le débat autour de la différence des sexes sur un terrain scientifique rigoureux, à la lumière des connaissances les plus récentes sur le fonctionnement du cerveau. L'enjeu est de comprendre le rôle de la biologie mais aussi  de montrer que l'identité sexuée se forge avant tout dans le milieu social et culturel qui imprègne notre cerveau tout au long de la vie.

     

    *Le cerveau du bonheur (2015) de Rick HANSON, neuropsychologue américain       Ce livre propose des techniques accessibles à tous pour renforcer les structures neuronales de la joie, du calme, de la force, de la confiance en soi et du bien-être. Il faut écraser le négatif (velcro) au profit du positif (téflon). Intéressant malgré des répétitions.

     

    *Le cerveau adolescent , guide de survie à l'usage des parents (2016) de Frances JANSEN, neurologue américaine                                                                                     Ouvrage intéressant qui explique clairement la cause de la fragilité des ados face aux difficultés du monde présent et à venir, pourquoi ils prennent des risques et réagissent souvent avec agressivité. Il conseille les parents dans la façon de se comporter avec eux.

     

    *Votre cerveau (2017) de Michel SYMES, médecin français.                                  Recueil de conseils devant assurer le bon fonctionnement du cerveau plus qu'une explication détaillée médicale de cet organe vital pour être vivant. Composé de 4 parties : votre cerveau : a bon appétit, aime les bonnes habitudes, est centre de la mémoire, peut flancher. Livre à la fois intéressant et amusant, très accessible à tout public.

     

     

    Club de lecture du 26 Septembre 2017 : sujet libre

     

    *La  Dame en blanc (1860) de W.Wilkie COLLINS (1824-1889), écrivain britannique.

     

    Laura Fairlie a été contrainte d'épouser sir Glyde, un faux baronnet qui ne songe qu'à se débarrasser d'elle en la faisant enfermer à la place d'une folle. Mais il n'a pas imaginé que sa femme pouvait s'échapper de l'asile...Roman à suspense, doté d'une belle intrigue policière qui se déroule dans l'Angleterre victorienne. Personnages attachants, style raffiné. Intéressant.

     

    La Rebelle (2011) de Valéria MONTALDI , écrivaine italienne contemporaine.

     

    Sous le règne de Saint Louis, Caterina exerce la médecine à Paris, à l'Hôtel-Dieu, malgré l'hostilité de  ceux qui l'entourent. C'est l'époque où la dissection des cadavres, interdite par l'Eglise, se fait en cachette. Mais le groupe auquel elle appartient est dénoncé et ses confrères masculins décident lâchement de lui faire porter l'entière responsabilité du délit. Abandonnée de tous, elle décide de s'enfuir en Italie pour assumer son destin. Roman très intéressant, bien documenté malgré un manque de détails médicaux sur l'époque.

     

    *L'île au Rébus (2014) de Peter MAY, écrivain britannique d'origine écossaise, né en 1951.

     

    MacLeod enquête sur le meurtre d'Adam Killian, tué dans son propre bureau vingt ans plus tôt. La victime avait laissé des indices à son fils pour qu'il retrouve l'assassin. Mais ce dernier est décédé quelques jours seulement après son père. De nombreux rébus que le détective doit déchiffrer retracent la vie du défunt. Un vrai huis-clos sur l'île avec suspense et rebondissements. Très bon polar !

     

    *L'amie prodigieuse, Tomes I (2016), II et III (2017) d' Elena FERRANTE, écrivaine italienne. Trilogie sans doute autobiographique dont l'histoire retrace l'enfance, l'adolescence et la jeunesse de deux amies, Elena et Lila, issues d'un quartier pauvre de Naples des années 1950 et dépeintes avec beaucoup de tendresse dans un milieu violent. Romans intéressants mais souvent trop longs.

     

    *Chanson douce ( prix Goncourt 2016) de Leïla SLIMANI,  écrivaine franco-marocaine née en 1981.

     

    Lorsque Myriam reprend son activité professionnelle, elle et son mari engagent Louise pour s'occuper de leurs deux enfants. Cette dernière prend bientôt une place excessive dans le foyer, ce qui conduit la famille à un drame. Ecriture agréable, suspense envoûtant, bonne évocation de notre société actuelle.

     

    *Sans oublier la baleine ( 2016) de John IRONMONGER, écrivain britannique né en 1954.

     

    A Saint-Piran, en Cornouailles, un jeune homme est retrouvé nu sur la plage et on aperçoit au loin une baleine qui lui a sans doute sauvé la vie. Les habitants viennent le secourir, mais ignorent que le naufragé est Joe Haak, analyste financier qui a fui la City pour éviter d'endosser l'effondrement de l'économie mondiale. Et la baleine, inexplicablement, revient sans cesse vers la côte. Livre distrayant, agréable à lire, émouvant, plein de tendresse et de chaleur humaine. Véritable conte de fées optimiste !

     

    *Le rêve de Ryôsuke (2017) de Durian SUKEGAWA, écrivain japonais né en 1962.

     

    Ryôsuke souffre d'un mal-être profond, un manque de confiance en lui qui lui vient de la perte de son père dans l'enfance. Après une tentative de suicide, il se rend sur une île célèbre pour ses chèvres sauvages, où son père vivait. Il essaie alors, en milieu hostile, de réaliser le rêve de ce dernier, devenir fabricant de fromage de chèvre. Roman poétique et lumineux sur la recherche d'un équilibre intérieur.

     

    *La plume ( 2017) de Virginie ROELS, journaliste française.

    Chrystelle Knox, journaliste d'investigations pour la télé, assiste au « grand débat » auquel prend part le président de la République sortant. Elle remarque un drôle d'échange de regard entre celui-ci et un jeune homme au 2 ème rang, à la suite de quoi le Président sera très troublé.Une aubaine pour la journaliste qui va mener une enquête tambour battant. Premier roman très plaisant, paru peu avant nos dernières élections. Intrigue divertissante qui interroge sur le rôle des médias et leur manipulation.

     

    Club de lecture du 20 Juin 2017 : Sujet libre

    Les biens de ce monde (1947), d'Irène NEMIROVSKY, écrivaine française (1903-1942)
    A Saint-Elme, les Hardelot sont papetiers de père en fils. La famille est placée sous l'autorité inflexible du grand-père. Promis à Simone, une jeune femme peu attrayante, Pierre le petit-fils est depuis toujours attiré par Agnès, mais leurs familles n'appartiennent pas au même milieu social ( petite et moyenne bourgeoisie). Pierre aura à la fois du mal à renoncer à Agnès et à rompre avec les siens. Avec en toile de fond la Première Guerre Mondiale et le début de la Seconde, l'auteure dépeint avec justesse et délicatesse l'ambivalence des sentiments, la difficulté de vivre, l'amour comme résistance à la pression sociale. Roman touchant et intéressant du point de vue historique.

    Le café de l'Excelsior (1999) de Philippe Claudel, écrivain français né en 1962.
    Le narrateur commence son histoire à l'âge de 8 ans après le suicide de ses parents, lorsqu'il est recueilli pendant 3 ans par son  grand-père atypique. Tenancier d'un bistrot où se retrouvent les hommes du village pour partager des moments de camaraderie, il transmet tout son amour à son petit-fils jusqu'à ce que la société décide de les séparer. Petit livre très émouvant, qui se lit avec délectation.

    La joueuse de Go ( 2001) de Shan SA, écrivaine française d'origine chinoise née en 1972
    L'action se déroule principalement en Mandchourie Indépendante en 1932, durant la guerre sino-japonaise, peu avant l'invasion japonaise. Une jeune collégienne mandchoue de 16 ans passionnée par le jeu de Go défie tous ses adversaires jusqu'à ce qu'elle rencontre un officier japonais, venu en tant qu'espion. Va alors se créer entre eux une étrange relation, fusionnelle puis amoureuse qui va leur apprendre à se connaître à travers ce jeu. Parviendront-ils à la paix à laquelle tous deux aspirent ? Roman bouleversant qui restitue bien l'ambiance de la Chine à cette époque où la société est figée dans ses traditions.

    Je vois des jardins partout (2012) de Didier DECOIN, écrivain français né en 1945
     « A l' instar de la Manière de visiter les jardins de Versailles, ce livre est une sorte de manière de visiter les jardins de ma vie. Ceux que j ai possédés, et ceux des autres, publics ou privés, que j ai arpentés. En me penchant sur tous ces jardins, c est aussi sur mon passé que je me penche, et si je vois des jardins partout,  c'est que les jardins ont été, quantitativement et qualitativement, le paysage le plus récurrent et le plus constant de mon existence. En ce sens, ce livre est peut-être une autobiographie déguisée... »  Malgré un début laborieux, livre intéressant sur l'histoire des jardins.

    L'ombre de Gray Mountain (2014) de John GRISHAM, écrivain américain né en 1955
    Suite à la crise financière de 2008, une avocate d'affaires est licenciée et accepte à contre-coeur un poste d'avocate bénévole comme aide-juridique dans une petite ville de Virginie. Sortie du luxe et de l'animation de Wall Street, elle va découvrir la triste réalité de cette ville minière et de ses habitants. Tout en décrivant les grands dangers humains et écologiques provoqués par les mines de charbon à ciel ouvert, l'auteur dénonce  la puissance des grandes sociétés minières et celle de ses avocats. Très bon livre, d'actualité aux Etats-Unis.

    Une vraie famille (2015) de Valentin MUSSO, écrivain français né en 1977, frère de Guillaume Musso.
    Incroyable thriller psychologique se déroulant à huis clos dans une maison de campagne en Bretagne autour de 3 personnages : un professeur d'histoire médiévale à l'université et son épouse, tous deux retirés près de Quimperlé suite à un drame personnel. Ludovic, un jeune et mystérieux garçon, « l'homme à tout faire » devenant indispensable au couple.L'auteur maintient le suspense dès les premières pages jusqu'à la fin du récit. Très bon livre sur l'étude psychologique des personnages.


    Club de lecture du 30 Mai 2017 : La danse

    L'Opéra de Paris, Sources Diverses
    Berceau de la danse classique née avec le siècle de Louis XIV qui institua dès 1661 l'Académie Royale de Danse. Le Ballet de l'Opéra a alterné les reconstitutions XVII et XVIII èmes siècles, les classiques (Marius Petitpa), les œuvres maîtresses (Serge Lifar ou Balanchine), mais aussi l'entrée au répertoire d'une jeune génération de chorégraphes, Maurice Béjart, Roland Petit, Patrice Dupond.

    Carnet de bals, de Renée BONNEAU, édition Larousse 2000
    Ouvrage anthologique sur le bal, évènement de la vie privée et miroir de la société. Classement en fonction du genre de bal : bals de cour et bals officiels, bals masqués et bals costumés, bals champêtres, bals des villes, bals musettes, dancings, caves , bals populaires… Le tout illustré par des extraits d'oeuvres littéraires accompagnées de reproductions de tableaux ou de photographies. Très intéressant et agréable à lire.

    Le Bal (1930), d'Irène NEMIROVSKY
    , écrivaine française (1903-1942).

    Petit ouvrage à mi-chemin de la nouvelle et du roman qui se situe dans les milieux affairistes des « années folles » et se déroule sur une quinzaine de jours, en racontant un fait marquant d'une jeune fille de 14 ans : comment elle se venge de ses parents « nouveaux riches » et superficiels qui l'ont négligée. Un bon et court moment de lecture. 

    Je danse, donc je suis (2007), de Alain FOIX, écrivain, philosophe et dramaturge français
    La danse est un mode d'expression auquel bien des sociétés prêtent des vertus magiques, une manière de se mouvoir dans l'espace qui donne au spectateur l'envie de participer. Cet art si riche de sens nous aide à explorer la relation de l'homme avec le monde, le langage, le temps. Livre original et intéressant qui propose une réflexion philosophique sur la danse et son pouvoir magique.

    Perdu, le jour où nous n'avons pas dansé (2015) ou les vies d'Isadora Duncan, de Caroline DEYNS, écrivaine française
    D'Isadora Duncan, on connaît la fin tragique en 1927, étranglée par son foulard coincé dans une roue de sa voiture. Terrible destin pour celle qui « dansa sa vie » sur toutes les scènes d'Europe, quasi nue sous des voiles légers. Née en 1877 à San Francisco dans une famille sans le sou, elle filera à 22 ans en Europe où elle révolutionnera la danse en la libérant de toute contrainte. Adepte de l'amour libre, excentrique, communiste, elle enchaîne les succès autant que les drames personnels. Livre remarquable qui traduit avec bonheur ce bouillonnement qui caractérisait le personnage.

    Club de lecture du 9 Mai 2017 : Irène Frain

    Ecrivaine française, romancière, journaliste et historienne, Irène Frain est née en Bretagne en 1950.

    Secrets de famille, roman (1989)
    Saga familiale qui a conduit une enfant d'origine pauvre à se "battre" dans des conditions difficiles pour aboutir à la pleine réussite sociale. Ecriture agréable.

    La maison de la source, récit (2000)
    Dans cette Bretagne des années cinquante, on jardine son esprit comme son lopin de terre, les livres autant que les fleurs. On enterre les morts comme on travaille le tissu ou les pierres. Dans les règles de l'art. L'auteure, en retrouvant la maison de son enfance, retrouve ses souvenirs qui jaillissent pêle-mêle. Issue d'un milieu modeste où le père maçon et la mère couturière veulent pour leurs enfants une vie moins dure que la leur, elle évoque  des petits faits quotidiens et familiaux. Livre très personnel, avec quelques passages intéressants et amusants qui nous rappellent notre enfance.

    Les naufragés de l'île de Tromelin , grand prix Palatine du roman historique (2009)
    Histoire vraie qui se déroule entre 1761 et 1776. En 1761, un navire français transportant une cargaison clandestine d'esclaves s'échoue sur une île perdue de l'océan Indien, au nom breton de Tromelin qui signifie tour de moulin.. Blancs et Noirs devront cohabiter pour survivre jusqu'au départ, sur un bateau de fortune, de l'équipage blanc, jurant de revenir. Quinze ans plus tard, il ne reste que huit survivants. Que s'est-il passé sur l'île ? Pourquoi la France les a-t-elle abandonnés ? Comment cet épisode a-t-il ébranlé les consciences au point de déclencher le combat des Lumières pour l'abolition de l'esclavage ? Extraordinaire aventure, bouleversante d'humanité. Cependant, l'abondance de détails cartographiques rend le livre difficile à lire au début.

    Marie Curie prend un amant, roman (2015)
    Après avoir relaté la vie de la veuve illustre, 2 fois prix Nobel de physique puis de chimie auprès de Pierre son mari, Irène Frain poursuit cette biographie en ces années de tourmente de 1910 à 1913. Ce sont les trois années de sa liaison passionnée avec Paul Langevin, son ami, son élève, son égal, en un temps où l'adultère est un délit jugé en correctionnelle, où la misogynie règne partout, où l'affaire Dreyfus bouleverse la société française et la presse. Les deux amants broyés par la haine et la sottise, se quitteront résignés mais resteront unis dans l'amitié et le travail. Intéressant et facile à lire.

    Club de lecture du 21 Mars 2017 : sujet libre

    Nord et sud, d'Elizabeth GASKELL (1810-1865), écrivaine britannique.
    Après une enfance passée dans le sud de l' Angleterre, Margaret Hale, fille de pasteur, s'installe avec ses parents dans une ville du nord. Témoin des luttes entre ouvriers et patrons, sa conscience sociale s'éveille. Le propriétaire d'une filature incarne tout ce qu'elle déteste : l'industrie, l'argent et l'ambition. Malgré une hostilité affichée de la part de la jeune fille, il tombera sous son charme. Roman passionnant aussi bien par le contexte social que par la magnifique histoire d'amour.

    La musique des anges (2003) de Catherine BENSAID , psychiatre et psychothérapeute française.
    Cet ouvrage nous montre comment apprivoiser le silence pour réapprendre à écouter les autres et soi-même. La musique des anges résonne en nous et porte nos forces intérieures. Ne rendons jamais banale la splendeur du monde qui nous entoure, soyons toujours ouverts à sa beauté. Livre profond et poétique.

    L'amour de toute une vie ou dans les pas de Tourgueniev (2005) de Robert DESSAIX, né en 1944, romancier, essayiste, traducteur et journaliste australien.
    Au cours de nombreux voyages, l'auteur va emmener le lecteur dans les lieux fréquentés ou habités par Tourgueniev : la  Russie évidemment, Paris, Baden-Baden, Londres, Courtavenel et Bougival. Mais il nous entraîne surtout « au coeur d'un grand mystère » : le grand Amour de Tourgueniev pour la cantatrice Pauline Viardot. Il l'a suivie partout pendant 40 ans, cette liaison était connu de tous mais jusqu'où allait-elle ? L'auteur a tenté de percer le secret de manière tout à fait originale. Belles descriptions et grande connaissance de l'écrivain russe en font un beau livre agréable à lire.

    *L'échange des princesses  (2013) de Chantal THOMAS, romancière française née en 1945.
    En 1722, à la croisée des royaumes et des chemins, l'infante d'Espagne et la fille du régent de France, Mademoiselle de Montpensier sont encore des enfants. La première doit épouser le très jeune Louis XV, la seconde l'héritier du trône espagnol. Ce chassé-croisé dans la cour des grands signera-t-il la fin de leur insouciance ? Roman historique et émouvant sur les coutumes  de l'époque.

    *La première chose qu'on regarde (2013) de Grégoire DELACOURT, écrivain français né en 1960.
    Il s'agit de la rencontre de deux jeunes êtres fragiles, Arthur Dreyfuss et Jeanine Foucamprez qui est le sosie de l'actrice américaine Scarlett Johansson. Un amour naissant entre eux laisserait à penser qu'ils pourraient se reconstruire ensemble mais pour Jeannine, il y a quelque chose de cassé en elle. Elle finira par se tuer volontairement dans un accident de voiture. Roman triste et déprimant.

    Etre ici est une splendeur : vie de Paula M. Becker ( 2016) de Marie DARRIEUSSECQ, écrivaine française née en 1969.
    Biographie de cette artiste-peintre allemande, expressionniste (1876-1907) qui a peint surtout des femmes dans leur vérité, la maternité et la décadence. Elle montre avec vivacité et empathie, la lutte de cette femme parmi les hommes et les artistes de son temps, ses amitiés (notamment avec Rainer Maria Rilke), son désir d'expression et d'indépendance sur lesquels elle insiste particulièrement. Livre agréable à lire.

    Club de lecture du 21 Février 2017 : Umberto Eco.

    Écrivain italien (1932-2016), universitaire et grand érudit, Umberto Eco a publié de nombreux essais sur la sémiotique (science des signes), l'esthétique médiévale, la communication de masse , la linguistique et la philosophie. Il est surtout connu du grand public pour ses œuvres romanesques dont «  Le nom de la rose » paru en 1982.

    Comment voyager avec un saumon ou nouveaux pastiches et postiches (2000)
    Cet ouvrage rassemble toutes les nouvelles de l'auteur éditées en Italie dans un hebdomadaire de 1975 à 1996. Il s'agit de textes courts où il nous livre ses réflexions amusantes, décalées sur notre monde moderne, en montrant l'absurdité et la bêtise de ses contemporains. Fin lettré, U. Eco abuse souvent de ses connaissances livresques et lasse parfois le lecteur. L'ensemble est un peu inégal et certains chapitres sont même incompréhensibles.

    *Histoire de la  Beauté (2004)
    Qu'est-ce que la Beauté ? Qu'est-ce que l'art, le goût, la mode ? Le Beau est-il quelque chose que l'on peut définir rationnellement ou s'agit-il d'une appréciation purement subjective ?  Ainsi commence l'exploration d'U. Eco au coeur de l'esthétique. A travers une étude détaillée des plus grandes œuvres de la culture occidentale, l'auteur dresse un état des lieux complet des multiples facettes de la Beauté, véritable voyage dans le temps, de la Grèce Antique jusqu'à nos jours. Bel ouvrage, très bien illustré. A noter également dans la même collection « L'histoire de la Laideur ».

    *La mystérieuse flamme de la reine Loana (2005)
    Roman illustré, en 3 parties : Yambo, le héros, à la suite d'un accident cérébral sort du coma en ayant oublié tout son passé. Son épouse et son médecin lui apprendront qu'il vit en 1991, qu'il a presque 60 ans, qu'il a des enfants et petits-enfants et qu'il est un libraire-antiquaire mondialement connu. Dans la 2ème partie, il se rend sur leurs conseils dans la maison de campagne familiale où il redécouvre les lectures de son enfance et la collection de livres de son grand-père également libraire. Dans la 3ème partie, un nouvel accident cérébral le replonge dans le coma où il retrouve à l'insu de tous la mémoire, notamment son rôle tragique dans la résistance et son inoubliable amour de jeunesse. Fresque intime et historique, qui restitue à travers les yeux d'un enfant la chronique familiale et politique des 20 années de fascisme italien, illustrée par des bulles de BD, des dessins et des photos, des revues et des chansons de l'époque. Roman original sur la mémoire dont le titre renvoie à une héroïne de BD,  mais très personnel, avec trop de longueurs.

    Numéro zéro (2015)
    L'auteur a choisi le monde journalistique d'investigation pour révéler certains « secrets d'Etat » de l'histoire italienne, parus dans les journaux de l'époque et vite classés dans les faits divers, comme le mystère autour de la mort de Mussolini. Le début du livre révèle également les méthodes de travail des 6 journalistes embauchés pour le lancement du 1er numéro zéro.
    Ecrit dans un style compliqué , ce livre difficile à lire reste  néanmoins intéressant.


    Club de lecture du 31 Janvier 2017 : les écrivains coréens

    * Les sombres feux du passé de Chang-Rae LEE (2001), réfugié aux Etats-Unis dès son plus jeune âge, considéré comme une des nouvelles figures de la littérature américaine.
    Monsieur Hata , discret et très respecté, mène une vie irréprochable dans l'état de New York. Ayant adopté une fille d'origine coréenne, celle-ci lui causera bien des soucis. Des souvenirs de la Seconde Guerre mondiale lui reviendront sans cesse alors qu'il était officier de santé dans un camp où 5 jeunes coréennes étaient amenées pour le « réconfort » des soldats. Hanté par ce passé, le récit se déroule dans une ambiance pesante. Trop de longueurs, lecture peu intéressante.

    * Le poète de  Mun-Yol YI (2001)
    Issu d'une famille très aisée à l'origine mais déchue par une malédiction durant trois générations, le héros, érudit et poète, va tenter durant toute sa vie de reconquérir son niveau social d'autrefois. Malgré son talent, il n'y parviendra jamais et finira dans l'errance et le désespoir. Roman triste par cette quête douloureuse. Quelques citations très poétiques.

    *Monsieur Han, de Sok-Yang HWANG (2010)
    L'auteur relate une chronique de faits réels, à savoir la vie de son oncle maternel, médecin du nord de la Corée qui, exilé au sud en 1951 lors de la guerre, fut victime, comme des milliers de coréens, des pièges du combat. Suspecté, emprisonné, torturé, il mourut abandonné des siens, dans la plus tragique misère morale, affective et physique. Livre confus, qui nécessite une relecture.

    * Saumon, de Do-hyun AHN (2011)
    C'est un livre pour vivre, rêver, aimer avec les saumons car ils ont beaucoup de choses à nous apprendre. Il est indispensable de les regarder avec le coeur, c'est à dire d'avoir le désir de saisir ce que les yeux ne voient pas et d'être ainsi capable de percevoir l'invisible. Texte pas très passionnant.

    *Ma mémoire assassine, de Young- Ha KIM (2015)
    Un ex-tueur de 72 ans atteint de la maladie d'Alzheimer, décide, avant que celle-ci ne le réduise à néant, de tuer celui qui va devenir son futur gendre. Polar terrifiant où le lecteur est partagé entre la compassion et l'indignation, la tension augmentant tout au long des pages. Le suspense reste entier et le dénouement spectaculaire. Livre très intéressant qui tient en haleine jusqu'à la fin.

    Et un auteur vietnamien :
    Khmer Boléro, de Dô KHIEM (2013), né au Vietnam en 1955, romancier, poète, essayiste et scénariste, il compte parmi les écrivains les plus novateurs de la littérature vietnamienne actuelle.
    Dans ce 1er roman écrit en français, l'histoire se déroule d'abord en Thaïlande puis au Vietnam et au Cambodge. Kim et Nam, anciens amants à Paris, se retrouvent par hasard à Bangkok où ils tentent de renouer. Livre difficile à lire, avec des tournures inhabituelles. Voyage, amour et sexe font de cet ouvrage un mélange étonnant, loin de l'idée que l'on peut se faire de la littérature asiatique.

    Club de lecture du 10 Janvier 2017 : sujet libre.

    L'espionne, de Paulo COELHO (2016), écrivain brésilien né en 1947. Biographie romancée de Mata Hari s'appuyant sur des faits réels, présentée comme une danseuse parfois prostituée et non comme une espionne, plutôt victime de ses succès internationaux. Aucun de ses puissants amis ne lui viendra en aide à l'heure de son procès hâtif et bâclé. Elle affrontera en grande dame le peloton d'exécution. Lecture agréable.

    *Ceux du château, ceux du moulin, de Hélène LEGRAIS (2015), romancière française née en 1961. L'histoire se passe à la fin du XIXème siècle entre deux familles du pays catalan qui s'affrontent pendant des décennies, entraînant par la suite malaise et incompréhension. Le sujet principal est la fabrication des espadrilles pour enfin arriver à une fin harmonieuse avec la réouverture de l'industrie sandalière  dans les années 1990. Roman sur la ruralité, agréable à lire.

    Les oies des neiges, de William FIENNES (2014), écrivain anglais né en 1970. A la suite d'une maladie grave, l'auteur en cours de convalescence redécouvre avec intérêt un livre d'enfance «  L'oie des neiges » qui lui donne la passion de ces palmipèdes. Il décide alors de partir et de suivre le chemin des migrations des oies, du golfe du Mexique vers le Nord du Canada. Livre écrit de façon réfléchie, calme et douce, dans un vocabulaire simple. Intéressant malgré quelques longueurs.

    *Battement d'ailes, de Milena AGUS (2008), romancière italienne née en 1959. Un lieu enchanteur en Sardaigne. Sur la colline qui domine la mer, au milieu des terres arrachées au maquis, se tient la maison de Madame, dernier bastion de résistance aux barres à touristes. Madame est hors norme. Quand malgré les rites magiques le grand amour se dérobe, elle court se cacher à la plage et nage vers le large. Madame dérange, mais beaucoup de gens l'aiment. Bon roman, très chaleureux.

    *Le monde du bout du monde, de Luis SEPULVEDA (1993), écrivain chilien né en 1949. Un jeune garçon décide de s'embarquer sur un baleinier suite à la lecture de «  Moby Dick » mais le dépeçage d'un cachalot lui ôte ses illusions.20 ans plus tard, engagé dans une association dénonçant les tueries illégales des baleines, il décide de révéler au monde entier les agissements des pêcheurs japonais dans les mers australes. Livre empreint de poésie et de sensibilité.

    Usages du monde, de la Baronne STAFFE (1889), pseudonyme, de son vrai nom Blanche-Augustine-Angèle Soyer (1843-1911), a vécu à Savigny sur Orge, célèbre en son temps pour ce best-seller sous-titré les règles du savoir-vivre dans la société moderne. Le lecteur y trouvera autant un document essentiel sur la vie mondaine de la Belle Époque, ses codes stricts et ses règles de bon sens, qu'un rappel utile de quelques politesses apparemment surannées, mais toujours bonnes à entendre, et à pratiquer !

    * Le retour au pays natal,  de Thomas HARDY (1878), écrivain britannique (1840-1928). Clym Yeobright est de retour dans le Wessex. Jeune diamantaire installé à Paris, il ne repartira pas. Happé par la logique du malheur, il perdra la considération de sa mère, une maladie des yeux le contraindra à renoncer à ses ambitions de maître d'école ; enfin sa femme, beauté païenne rêvant de Paris, se noiera dans les desseins libertins du cousin de Clym. Grand roman d'amour et de désillusions dans une contrée sauvage et omniprésente, aux merveilleux motifs de paysage anglais. On y retrouve l'univers noir de « Tess ».

    *Vingt- quatre heures d'une femme sensible de Constance de SALM (1767-1845). Véritable petit bijou, ce roman épistolaire publié en 1824 présente 44 lettres pour dire 24 heures de fièvre, de doute et de désespoir d' une femme au cours d'une nuit d'insomnie. Tous les fans de Stefan Zweig s'y retrouveront. Ce livre est également disponible en version e-book gratuit à l'adresse : https://beq.ebooksgratuits.com/vents/Salm-femme.pdf


    Club de lecture du 13 Décembre 2016 : sujet libre.

    *Une semaine de vacances, de Christine ANGOT (2012), écrivaine française née en 1959.
    Ce livre parle d'un père qui va prendre des vacances à la campagne avec sa fille. Père incestueux et criminel dont on apprend comment il va s'y prendre pour abuser de sa fille, qui vit un enfer psychologiquement et physiquement. Récit sans doute autobiographique dont la lecture ne peut que susciter horreur et révolte.

    *Nos âmes la nuit, de Kent HARUF (2014), écrivain américain (1943-2014).
    Au fin fond de l'Amérique puritaine, une vieille dame septuagénaire demande à son voisin du même âge et également veuf de venir la nuit lui tenir compagnie dans son lit, en tout bien, tout honneur. Au bout de ces échanges paisibles et tendres, ces deux âmes vont finir par s'aimer mais vont aussi rencontrer l'opposition cruelle de leurs enfants respectifs et du qu'en dira-t-on.
    Très beau roman, original, émouvant et poétique sur la vieillesse et la solitude.

    *Jamais sans elles, de Patrice DUHAMEL (journaliste) et Jacques SANTAMARIA (scénariste), sous-titré « des femmes d'influence par des hommes de pouvoir » (2015).
    Qu'elles soient grand-mères, mères, épouses, filles, maîtresses, confidentes, leur rôle a été primordial auprès d'hommes tels que Napoléon, Charles de Gaulle , Jacques Chirac etc...Elles ont fait avancer la cause des femmes mais il reste encore du chemin à faire. Ouvrage très intéressant.

    *Dieu n'habite pas La Havane, de Yasmina KHADRA (2016), écrivain algérien francophone, né en 1955.
    La Havane, Fidel Castro est encore au pouvoir mais le régime castriste tire à sa fin.  Dom Fuego  le narrateur et protagoniste du récit, se raconte : d'abord ses succès, puis la fin de sa carrière lorsque l'Hôtel Buena Vista est repris et qu'il se retrouve au chômage. Il rencontre une jolie fille dont il devient le protecteur avant d'en tomber éperdument amoureux malgré leur différence d'âge. Mais les difficultés vont s'enchaîner et entraîner un suspense tout au long du livre.
    Beau roman, toujours aussi bien écrit, rempli de questions, de doutes et d'amitié.

    *Capitaine Frites, de Arnaud Le Guilcher (2016), écrivain français, né en 1974.
    Pour se sortir du cauchemar d'un mariage difficile, le héros décide de partir loin de Paris. Il échoue dans un pays africain imaginaire, où le lecteur est pris dans un tourbillon de situations burlesques et désopilantes. L'arrivée de l'épouse furieuse d'avoir été reléguée ne va pas arranger la vie plus sereine que son mari avait envisagée.
    Roman drôle, au style alerte, avec beaucoup de calembours, mais parfois lassant.

    Club de lecture du 29 Novembre 2016 : François Cheng.

    Né en 1929, écrivain, poète et calligraphe chinois, naturalisé français en 1971, membre de  l'Académie Française depuis 2002.

    Le Dit de Tianyi ( 1998, Prix Femina)
    Au cours d'un voyage en Chine, l'écrivain retrouve un peintre nommé Tianyi, qu'il avait connu auparavant. Celui-ci remet ses confessions écrites à l'auteur. Tianyi a vécu l'avant-guerre dans une Chine imprégnée de traditions. Puis il est parti en Occident, où il a connu la misère et découvert une nouvelle vision de la vie et de l'art. Il revient ensuite dans son pays, soumis aux bouleversements de la révolution. Il tente de retrouver des êtres qui lui sont chers. Mais la vie les emmènera tous dans des tourmentes…                                           Premier roman de l'auteur, très bien écrit dans une langue très poétique.

    L'éternité n'est pas de trop ( 2002)
    Au XVIIème siècle, à la fin de la dynastie Ming, époque de bouillonnement et de bouleversement, un homme qui n'a pas encore prononcé ses vœux décide de quitter son monastère pour retrouver, trente ans plus tard, la seule femme qu'il ait jamais aimée.
    Magnifique histoire d'amour de deux être blessés par la vie que l'éternité va réunir.
    Récit pathétique, poétique, émouvant d'une situation où l'interdit fait office de loi.
    Très apprécié par les lectrices à la fois pour l'intérêt du roman et de la culture chinoise.

    Quand reviennent les âmes errantes ( 2012)
    Trois personnages se trouvent dans la tourmente de l’écroulement du dernier royaume indépendant devant le tyran qui prendra le nom de Premier empereur (fin du IIIe siècle avant J.-C.). Au milieu de ce chaos, deux hommes sont épris de la même femme, sans jalousie aucune. Le premier, joueur de zhou (instrument traditionnel à percussion), est autant l’incarnation du yin que le second, valeureux chevalier, l’est du yang. Tous deux périront dans d’atroces souffrances après avoir tenté vainement de s’approcher du tyran pour le supprimer. Entre eux et avec eux, la femme aimée incarne le souffle de vie, le désir généreux de pureté qui élève l’homme jusqu’à sa plus haute dimension. Elle continuera à dialoguer par-delà la mort avec ses deux amours, dont lui reviennent les âmes errantes.
    Sous une forme originale ( livre découpé en 5 actes comme une pièce de théâtre), l'auteur signe ici un drame épique où le destin humain se dévoile comme dans la tragédie antique.
    Très beau livre, qui relate des faits véridiques .


    Club de lecture du 8 Novembre 2016 : Madeleine CHAPSAL .

    Née à Paris en 1925, journaliste et romancière française, membre du jury du Prix Femina entre 1981 et 2006.

    *La femme abandonnée (1992). Dans ce roman, l'auteure reprend le titre d'une nouvelle de Balzac dont elle s'est inspirée pour en tirer un roman moderne. Ecrit comme un scénario, il a été porté à l'écran par E. Molinaro. L'intrigue est intéressante mais  manque d'analyse psychologique.

    *Jeu de femme (2000). La très belle Délia est actuellement délaissée : son mari anthropologue célèbre parcourt l'Amazonie. Une amie lui proposant de la distraire, les deux femmes tombent sur un séducteur notoire proche de la quarantaine. Celui-ci n'a d'yeux que pour Délia qui inaccessible au début, finit par succomber à son charme. Répudiée dès le lendemain, humiliée et furieuse, elle prépare avec soin sa vengeance par un coup imparable. Roman court, léger, facile à lire, sans beaucoup d'intérêt cependant.

    *La ronde des âges (2003), roman. Après le deuil de son époux, Camille est entraînée par une amie créatrice de modes, dans son manoir de Tilly en Saintonge où se trouvent déjà des invités de tous âges. Le séjour se passe et se termine très bien. Camille a retrouvé un ami avec lequel elle va renouer des liens. 

    *Dans mon jardin  (2003), essai. L'auteure révèle  son amour du jardinage, ses réflexions sur ce que représente aujourd'hui « cultiver  un jardin» car c'est un coin à soi. «  Le bonheur campe dans mon jardin et m'y attend ». L'auteure y puise sa force pour affronter la vie. Livre plaisant à lire et tonifiant.

    *Deux sœurs (2011). Sara voue à sa sœur aînée une jalousie terrifiante et irrépressible. Emma pardonne toujours à sa sœur le mal qu'elle lui fait. Elle est guidée par la compassion mais elle devient le souffre-douleur de Sara. Roman intéressant sur la manipulation psychologique.

    Le corps des femmes (2014). Dans ce petit essai, parfois dépassé, M . Chapsal dénonce l'agression et la domination des femmes par les hommes. Mais le nudisme se répand quand les hommes restent eux normalement couverts.


    Club de lecture du 18  Octobre 2016 : astronomie, système solaire, conquête de l'espace.

    *Article de la revue SCIENCE et VIE de septembre 2016 : 10 rêves d'espace parmi lesquels construire une base lunaire, plonger dans les océans de Titan, établir les bases d'une quarantaine de personnes sur Mars, représentent les objectifs de la conquête spatiale au XXIème siècle.

     2 articles du mensuel L'ASTRONOMIE  d'octobre 2016. Juno a pu envoyer les premières images de Jupiter et plus particulièrement de son pôle nord aux structures inattendues. C'est un programme américain.
    Gravity permettra d'observer les étoiles proches du trou noir central de notre galaxie. Programme européen, installé au nord du Chili, il s'agit à ce jour du plus grand observatoire mondial.

    * L'astronomie pratique de Brian JONES (1993). Le système solaire se compose de 9 planètes. Les planètes intérieures ou telluriques les plus proches du soleil, sont  Mercure, Vénus, la Terre et Mars. Les planètes extérieures, plus éloignées du soleil sont Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton. Ces dernières  sont beaucoup plus grosses que les premières, à part Pluton.

    *Mon encyclopédie du ciel et de l'espace, GALLIMARD jeunesse. L'espace monde mystérieux et fascinant, recèle nombre de secrets et de phénomènes étranges. On y rencontre des roches appelées astéroïdes, certains très petits, d'autres aussi gros qu'une montagne, pouvant heurter la terre. C'est pourquoi, des études sont faites pour éviter une collision. L'espace est aussi parsemé de débris produits par l'homme qui y travaille : outils, vieux satellites, panneaux arrachés d'une station spatiale. En 1898, l'écrivain anglais H.G.Welles publie un roman au succès international : «  la guerre des mondes, » qui raconte l'invasion de la terre par les Martiens.

    * Le beau livre de l'univers de Jacques PAUL et J. Luc ROBERT (2013). Cet ouvrage propose de balayer l'univers depuis 14 milliards d'année avant notre ère jusqu'à près de 8 milliards d'années après le début de notre ère. Il reprend les définitions du Big Bang, de l'Oeuf Primordial, du Trou Noir, les découvertes des grands chercheurs de l'Antiquité. Malgré de belles illustrations, il reste très scientifique et difficile d'accès pour le commun des mortels !!

    Club de lecture du 27 septembre 2016 : sujet libre

    Un homme à histoires de Patrick ROTMAN (2016).
    L'action se situe en 1954 où la France connaît beaucoup de difficultés (c'est l'hiver où l'abbé Pierre dénonce l'insuffisance de logements). Le roman va tourner autour de l'unique personnage fictif , Serge Nisson,  qui va croiser de grandes personnalités dont François Mitterrand et multiplier des comportements ambigus et les fréquentations qui le conduiront à se retrouver au coeur d'embrouilles politiques. A la fois vrai roman historique très fouillé et polar politique.

    Le vieux blanc d'Abidjan dans sa prison de Yopougon de Michel FIELD (2016)
    Ce vieux blanc d'Abidjan est le père de l'auteur, qui à l'âge de 70 ans croupit depuis un an dans la prison de Yopougon car il est accusé d'avoir détourné des milliards. En bon fils, Michel Field se déplace à Abidjan et frappe à toutes les portes afin de fixer la date du procès. Ce livre parle également de l'Afrique qui a marqué sa vie de jeune homme. Beau roman raconté avec beaucoup de sensibilité, de tendresse mais aussi d'humour.

    *D'après une histoire vraie de Delphine de VIGAN ( Prix Renaudot 2015).
    Roman sur l'emprise et la solitude où l'auteure manie avec une incroyable dextérité la réalité et l'imaginaire. Ce livre n'en finit pas de brouiller les pistes et révèle sûrement de nombreux traumatismes vécus par l'auteure et son personnage L.Très dense et très compliqué parfois à suivre.

    Churchill m'a menti de Caroline GRIMM (2014)
    Ce roman inspiré de l'histoire familiale de l'auteure soulève un pan méconnu de la seconde guerre mondiale sur les îles anglo-normandes dont celle de Jersey, abandonnée par Churchill en juin 1940 et envahie par les Allemands deux mois plus tard. Comment vont survivre les habitants de l’île livrés à l’ennemi ?  Ces années de lutte sont relatées sur la base d'une enquête historique qui en fait un roman passionnant et bouleversant.

    *Tristesse de la terre, une histoire de Buffalo Bill Cody de Eric VUILLARD (2014)
    Par la force de la répétition, le spectacle du Wild West Show de Buffalo Bill, impose au monde la version falsifiée de l'histoire américaine. L'auteur nous conte avec une belle écriture ici deux histoires : celle du massacre d'Indiens et celle de leur mise en scène dans un grand spectacle international.

    *Le jardin blanc de Stéphanie BARRON (2013), écrivaine anglaise née en 1963, auteure de 11 romans policiers mettant en scène Jane Austen .
    Et si Virginia Woolf ne s'était pas suicidée le 28 mars 1941 ? Bien documenté, riche en suspense, ce roman ravira les amoureux d'une Angleterre traditionnelle où le feu couve sous les bonnes manières.

    *Une certaine vision du monde ( 50 livres que j'ai lus et aimés 2002-2012) de Alessandro BARICCO (2012), né en 1958, auteur italien de romans et essais traduits dans le monde entier.
    Il s'agit de chroniques publiées d'abord dans le quotidien italien La Republica. Avec humour et intelligence, l'écrivain évoque les livres qui lui ont semblé particulièrement significatifs. Des ouvrages variés qui à ses yeux incarnent notre civilisation : celle du livre. Réflexion sur le style, l'écriture , le langage. Très intéressant

    *La reine des lectrices de Alan BENNET (2007), né en 1934, auteur, acteur, dramaturge, scénariste et humoriste anglais.
    Que se passerait-il outre-Manche si Sa Majesté La Reine se découvrait une passion pour la lecture? Si d'un coup, rien n'arrêtait son insatiable soif de livres au point qu'elle vienne à négliger ses engagements royaux?Au-delà de cette joyeuse farce, ce petit ouvrage humoristique offre aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture. Drôle et agréable à lire.

    Club de lecture du 21 Juin  2016 : sujet libre

    Les plantes, ces grandes communicantes, article du Journal « LE MONDE »(Mars 2016). Les études les plus récentes ont montré que les plantes sont sensibles (donc douées de sens), qu'elles communiquent entre elles et avec les animaux, dorment et peuvent manipuler d'autres espèces. A la grande surprise des chercheurs, elles sont parcourues de signaux électriques. Elles peuvent être décrites comme« intelligentes ».

    L'oreille d'or, de Elisabeth BARILLE (2016). Entendre, mais d'une seule oreille. Dans ce récit intime, l'écrivaine évoque son handicap invisible, malédiction et trésor, qui l'isole mais lui accorde aussi le droit d'être absente, le droit à la rêverie, au retrait, à la rétention, voire au refus. Malédiction qui n'est pas un naufrage mais a développé chez elle le goût de l'écriture. Lecture très agréable.

    *Les anges meurent de nos blessures, de Yasmina KHADRA (2014). Il se faisait appeler Turambo, du nom de son village natal et avait pour lui sa candeur désarmante et un direct du gauche foudroyant. A travers ce personnage devenu un jeune prodige de la boxe, l'auteur donne une belle évocation de l'Algérie des années 1930, dans un monde fait de racisme et de cupidité où l'amour se met parfois en grand danger. Roman très bien écrit et intéressant malgré quelques longueurs.

    Le village, de Dan SMITH (2014), écrivain anglais né en 1951. En 1930 dans un village ukrainien,  Luka, vétéran de la guerre de Crimée et ses deux fils recueillent un homme inconscient qu'ils trouvent dans la steppe enneigée. Dans son traîneau gisent deux corps d'enfants atrocement mutilés. La panique s'empare des villageois... . A la fois thriller glaçant sous le règne de Staline et véritable leçon de survie et d'humanité, ce roman  est passionnant, bien écrit et facile à lire.

    *Ce que le jour doit à la nuit, de Yasmina KHADRA (2008) Dans l'Algérie des années 1930, une famille algérienne propriétaire d'un lopin de terre voit sa récolte en feu, acte des colons et des promoteurs. Pour la première fois, le jeune Younes voit pleurer son père. Confié à un oncle pharmacien, dans un village de l'Oranais, le jeune garçon s'intègre à la communauté pied-noire et noue des amitiés indissolubles. Et le bonheur s'appelle Émilie, une " princesse " que les jeunes gens se disputent. Alors que l'Algérie coloniale vit ses derniers feux, dans un déchaînement de violences, de déchirures et de trahisons, les ententes se disloquent. Roman très intéressant sur une Algérie  passionnée et douloureuse.

    *Maudit Karma, de David SAFIER (2008), scénariste et romancier allemand né en 1966. Animatrice à la télévision, Kim Lange apprend à sa mort qu'elle a accumulé trop de mauvais karma au cours de son existence et se voit donc réincarnée en toutes sortes d'animaux… Livre très drôle , avec des réflexions désopilantes et des passages émouvants. Intéressant et  facile à lire.

    Le menteur, de Henry JAMES, écrivain anglais (1843-1916). Nouvelle parue en 1888 où l'auteur présente un peintre de talent, Olivier Lyon, qui retrouve son ancien amour Everina, désormais mariée à un homme qu 'elle aime, séduisant et fascinant mais menteur et affabulateur. Le peintre n'aura de cesse de reconquérir cette femme en réalisant un portrait peu flatteur de son mari. Intéressant et divertissant.


    Club de lecture du 24 Mai 2016 : Les Cathares.

    L'épopée cathare (tome 1), de Michel ROQUEBERT. En réaction contre l'église catholique, l'église cathare ne possède ni domaine, ni homme et n'exerce aucune tutelle économique, avec refus de toute féodalité. Les croyants sont la base de l'église cathare formée par les parfaits ou parfaites. Ces derniers ordonnés après le noviciat reçoivent le consolament, sorte de baptême qui les fait entrer dans la masse du clergé. Ils doivent avoir une vie chaste, simple et charitable. Au-dessus d'eux se trouve l'évêque cathare.

    *La croisade albigeoise : la lutte contre les Cathares, de François de Lannoy (2013). Au 12ème siècle, le midi de la France connut une période très agitée avec l'apparition d'une nouvelle religion « l'hérésie albigeoise » ou cathare qui inquiéta beaucoup le clergé et la papauté. Celle-ci commandita une guerre « sainte » en terre chrétienne. La croisade de Simon de Montfort et de son fils Amaury rassembla une armée de grands seigneurs de France. De nombreuses villes du sud furent assiégées et ses habitants brûlés.

    *Le bûcher de Montségur, de Zoé OLDENBOURG (1959). Durant 35 années, de 1209 à 1244, la croisade albigeoise massacre et torture une population paisible, vivant sa foi. Ce martyre s'achèvera dans le monstrueux bûcher de Montségur, dernier sanctuaire du catharisme. La royauté française pourra alors annexer en 1271 le Languedoc, clé du bassin méditerranéen et de l'Italie.

    *Regards sur le temps des Cathares, de Michèle AUE (1996).Si en 1209, les Croisés viennent réprimer l'hérésie cathare sur les terres du Midi, c'est qu'ici depuis longtemps « des Bons Hommes » » qui ont pris le parti du bien contre celui du mal, vivent et prêchent librement leur conception de la pureté évangélique. Pouvoirs spirituels et temporels vont alors s'unir et s'acharner pour effacer jusqu'à l'ombre de cette foi authentique et mettre fin au plus tôt au temps des Cathares.

    Simon de Montfort et le drame cathare, de Dominique PALADILHE (1988). Né vers 1165 et mort en 1218 lors du siège de Toulouse, S. de Montfort appartenait à une famille noble de Montfort l'Amaury dans les Yvelines. Il passera 9 ans à guerroyer entre Rhône et Garonne pour défendre la chrétienté. Ce livre passionnant le présente non comme un forcené sanguinaire mais comme un homme de foi courageux et loyal, certes violent comme la plupart de ses ennemis à cette époque cruelle.

    La passion cathare, de Michel PEYRAMAURE (1978). L'histoire des Cathares est retracée de façon romanesque par l'auteur, en suivant minutieusement la chronologie des événements, prises de citadelles et pourparlers racontés de façon vivante. Personnages hauts en couleur avec parfois des caractères exagérés et des passions un peu trop exacerbées . Bon roman.

    *Le pays cathare, de Jean-Luc AUBARBIER et Michel BINET (2001). Après une introduction sur la brève histoire des Cathares et du catharisme qui concernent 20 départements français et quelques pays d'Europe, ce livre nous promène à travers les régions et les lieux de visite. Très bon guide avec à l'appui des cartes détaillés et de belles photos.

    *L'Aude, pays cathare à pied. TOPO GUIDE (2008). Ce guide présente 200 km de sentier cathare dans l'Aude avec les châteaux cathares, véritables nids d'aigle et une grande variété de paysages. A travers 44 promenades et randonnées, cet itinéraire évoque aussi une page de l'histoire médiévale méridionale, le catharisme languedocien et les événements qui l'ont fait disparaître.

    Les titres marqués d’une * sont disponibles en médiathèque


    Club de Lecture du 03 Mai 2016 : Annie ERNAUX

    Annie Ernaux… née en 1940 à Lillebonne (en Seine-Maritime) passe toute sa jeunesse en Normandie ; professeur de Lettres Modernes et écrivaine.

    Passion simple (1991) : l’auteure y aborde la « passion amoureuse »  avec les moments d’attente, la préparation avant le rendez-vous, le désir, et puis la séparation suivie de la souffrance…. Cela va durer de septembre à mai…plus de nouvelles, l’histoire est finie… l’écriture de ce livre de 80 pages est loin d’être une thérapie… bien au contraire.

    Journal du Dehors (1993) : Propos amusants ou affligeants, glanés « dehors »  dans le métro, les gares… bref des « petits riens » consignés dans un recueil comme pour les réutiliser à un autre moment et en faire un roman plus consistant ! ?

    Je ne suis pas sortie au bout de ma nuit (1997) :  au cours des visites à sa mère amoindrie à la suite d’un accident de la circulation et atteinte de la maladie d’Alzheimer,  l’auteur note les propos, les moments de conscience et la lente transformation physique mais aussi sa culpabilité , ses regrets de se trouver « impuissante » face à une telle situation.
    La lectrice a trouvé ce livre « dérangeant, déstabilisant » .

    Mémoire de fille (2016) : l’auteure raconte la fille qu’elle a été durant l’été 1958 marquée par sa première expérience sexuelle, à en souffrir pendant les deux années suivantes, racontant sans complaisance comment elle a découvert la vie et la liberté à 18 ans. Annie Ernaux mettra quand même plus de quarante ans avant de se raconter jeune fille.

    Club de Club de Lecture du 12 Avril 2016 : Sujet libre

    Le sabotage amoureux, de Nathalie NOTHOMB. Second roman,  publié en 1993.
    Dans un style excellent, la romancière relate des souvenirs d’enfance de sa vie en Chine (1972 à 1975) elle avait alors 7 ans ; souvenirs réels ou fantasmés, trop souvent cruels, sur trame d’une authentique histoire de premier amour.
    Ce roman a été réalisé en 1993 en un opéra par Daniel Schell et une adaptation théâtrale en 1999 par Pascal Lissillour.

    * La plage des rêves, de Sergio BAMBAREN. Né en 1962 au Pérou, ingénieur chimiste, passionné de surf ; sa vie a basculé lorsque parut en 1996 « Le Dauphin qui rêvait ».
    John Williams, le protagoniste de « La plage des rêves » , président d’une société prospère, possède une villa avec vue sur une immense plage ; sa réussite professionnelle lui vaut le respect de tous. Peut-on imaginer homme plus comblé à 40 ans ? Pourtant un matin, la rencontre d’un mendiant va changer sa vie… réapprendre le sens du bonheur et de la richesse intérieure.
    Récit proche du conte philosophique, un parcours initiatique, plein de tolérance et générosité.

    Chuuut !, de Janine BOISSARD. Née en 1937, enfant ne s’intéressant qu’à la lecture et l’écriture ; commence sa carrière d’écrivain à 20 ans.
    Un beau château dans les vignes près de Cognac. Tous les membres de la Famille vivent sur le domaine sauf Roselyne, l’aînée… la fille perdue… dont personne n’a de nouvelles durant des années.   Un jour débarque au château Nils, fils de Roselyne et dont personne n’a jamais entendu parler… un drame se produit : Maria la fillette des gardiens est retrouvée assassinée dans la cabane qu’occupait Nils….condamné à 10ans de prison, libéré après 4ans pour bonne conduite,  il va faire éclater un lourd secret familial…
    Facile à lire, le récit allie sentiments, suspense, justice, mensonge et perfidie.

    Les Groseilliers, d'Anton TCHEKHOV. Auteur russe, né en 1860.
    Quatre Nouvelles extraites du recueil "Récit d’un inconnu" et dont l’une d’elles a donné son titre à ce livre. Tchékhov a réussi à donner une étoffe romanesque à ses personnages tous issus et vivant dans les contrées les plus isolées de la Russie.   Des personnages qui se trouvent tous embourbés dans la monotonie de la vie quotidienne.
    Tchékhov reste un grand classique de la littérature russe du XIXèmesiècle, s’intéressant à tous les problèmes humains.

    Les titres marqués d’une * sont disponibles en médiathèque.


    Club de lecture du 29 Mars 2016 : Sujet libre.

    Lady Susan, de Jane AUSTEN, romancière anglaise (1775-1817). Court roman épistolaire écrit vers 1794 qui présente l'échange de lettres entre Lady Susan, jeune veuve de Mr Vernon, et sa belle-famille ainsi que son amie. Spirituelle et jolie mais sans un sou, elle trouve refuge chez son beau-frère un riche banquier. Arrive Réginald, jeune homme célibataire qui pourrait être un bon parti. On retrouve le style de l'auteure dans la peinture minutieuse de la société bourgeoise de la campagne londonienne, les ambiguïtés des personnages et les intrigues amoureuses. Agréable à lire.

    Découverte inopinée d'un vrai métier, de Stefan ZWEIG, écrivain autrichien (1881-1942). Le narrateur arrive à Paris et s'installe à la terrasse d'un café près de la gare de l'Est. Il est intrigué par un individu, à l'apparence d'un pauvre bougre. Il s'agit en fait d'un pickpocket qu'il verra en pleine action et dont il sera lui-même la victime. Nouvelle intéressante par l'étude psychologique des personnages minutieusement décrits.

    Mon coeur à l'étroit, (2007) de Marie NDIAYE, romancière française née en 1967, Prix Fémina 2001, Prix Goncourt 2009. Nadia, la narratrice, est institutrice à Bordeaux dans la même école que son mari, Ange. Ils vivent leur profession comme un apostolat et en tirent une authentique félicité. Mais depuis quelque temps le couple est l'objet d'une vindicte générale. Nadia tente de comprendre la nature du complot qui la broie. Quelle faute a-t-elle commise, qui justifierait ses malheurs ? L'écriture étonne encore une fois par sa précision, sa retenue, sa profonde singularité. Atmosphère pesante et fantastique qui a plu à la lectrice.

    *Les deux messieurs de Bruxelles, (2012) d' Eric-Emmanuel SCHMITT, écrivain français né en 1960. Recueil de 5 nouvelles dont la première donne son nom à l'ouvrage. Différents thèmes sont abordés : le mariage, l'homosexualité, l'amour pour les animaux et pour l'art, la maladie. Très bien écrit, on retrouve l'humanisme de l'auteur qui manie l'humour malgré la gravité de certains sujets. Facile et agréable à lire.

    *Le viking qui voulait épouser la fille de soie, (2014) de Katarina MAZETTI, auteure suédoise née en 1944. Roman historique où se croisent les destins de deux familles, l'une au sud de la Suède et l'autre à Kiev, avec un regard nouveau sur les Vikings et une civilisation fascinante, fondée sur la conquêtes des drakkars et d'étranges croyances. Récit d'aventures qui mêlent le drôle, le tragique et la quête de l'amour universelle. Très intéressant, la lectrice a beaucoup aimé.

    *Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier, (2014) de Patrick MODIANO, écrivain français né en 1945, Prix Goncourt 1978, Prix Nobel de littérature 2014. Jean Daragane, septuagénaire, reçoit des mains de deux inconnus son carnet oublié gare de Lyon. Intrigué par l'un des noms noté sur le calepin, l'un des deux jeunes insiste pour que Daragane lui parle de cette personne. Peu à peu, des éclats mémoriels vont se rappeler à ses souvenirs. Roman intéressant où l'auteur revisite son enfance et se replonge dans son passé.

    *Quelqu'un pour qui trembler, ( 2015) de Gilles LEGARDINIER, romancier français né en 1965.Thomas, le héros du roman est un médecin célibataire, passionné par l'humanitaire.Installé depuis plusieurs années en Inde, il y est heureux mais son meilleur ami décèle en lui une certaine tristesse. Afin de connaître le passé de Thomas, il va entreprendre des recherches en France et en revenir avec une étonnante et bouleversante nouvelle. Ouvrage émouvant et agréable à lire.

    Dictionnaire amoureux de Paris, ( 2015) de Nicolas d'Estienne d'Orves, écrivain et journaliste français né en 1974. Ouvrage de 665 pages, très original et attractif qui se décline selon chaque lettre de l'alphabet en s'accompagnant d'anecdotes et de commentaires sur l'appréciation de grands auteurs. Très bien écrit.


    Club de lecture du 8 Mars 2016 : Ecole et enseignement, système éducatif.

    *Dix-huit questions sur le système éducatif, de Claudine PERETTI . En vue d'un débat national sur l'avenir de l'école, la Direction de l'évaluation et de la prospective de l'Education Nationale a travaillé sur 18 sujets se rapportant au fonctionnement du système éducatif comme scolarité dès 2 ans. Ce livre est donc avant tout un alignement de statistiques et de pourcentages qui selon la lectrice, n'apportent pas de vraies solutions pour améliorer l'enseignement.

     La composition française (2009) de Mona OZOUF, historienne. La France a toujours vécu d'une tension entre l'esprit national et le génie des pays qui la composent, entre l'universel et le particulier. Mona Ozouf se souvient l'avoir ressentie et intériorisée au cours d'une enfance bretonne. Dans un territoire exigu et clos, entre école, église et maison, il fallait vivre avec trois lots de croyances disparates, souvent antagonistes. Comment alors vivre heureusement la «composition française» ?

    * Les cahiers de la République (2015) de Suzanne BUKIET et Henri MEROU. Magnifique promenade dans les cahiers d'école de 1870 à 2000, à la découverte d'écriture mais aussi de morale civique. Beau livre, agréable à lire et à feuilleter grâce aux document recueillis.

    *La tactique de la craie de Dominique RESCH ( 2015), professeur de français, histoire- géo et éducation civique dans un lycée professionnel des quartiers nord de Marseille. Après 30 années d'enseignement, l'auteur donne quelques conseils pour faire face à diverses situations. Muni de sa plume élégante, drôle et tendre, il raconte ses méthodes de survie quotidiennes devant ses élèves. Petit ouvrage intéressant, illustré par des exemples concrets, qui montre la difficulté du métier et la  façon de l'aborder avec humour.

    Souvenirs de carrière d'une lectrice, ancienne institutrice. Dans les années 1960, le baccalauréat suffisait pour postuler à un poste d'instituteur. Après 3 années de suppléances et de stages dans les classes, on devait passer le certificat d'aptitude pédagogique (C.A.P.). Ensuite, après 5 ans d'enseignement dans les écoles, on était titularisé avec un poste fixe. 11 échelons devaient être gravis avant la retraite à 55 ans et un nouveau titre : professeur des écoles.

    * Le temps des secrets, de Marcel PAGNOL (1895-1974), 3ème tome des « Souvenirs d'enfance », autobiographie romancée parue en 1960. A la fin des vacances d'été, Marcel entre dans l'enseignement secondaire au lycée Thiers de Marseille. Alors en classe de sixième, il doit apprendre les nouvelles règles de l'établissement et comment les enfreindre sans se faire punir. Lecture toujours aussi agréable.

    * La maîtresse d'école, (1995) de Marie-Paule ARMAN . Dans ce roman qui raconte 2 générations d'enseignantes, Céline née en 1918 dans un petit village du Pas-de-Calais deviendra institutrice grâce à sa tante, son désir ayant été  mal accueilli par ses parents. Mais elle devra faire un choix difficile entre un amour très fort et sa carrière, source de difficultés mais aussi de vraies joies. Elle transmet sa vocation à sa fille,Irène, née après la guerre et qui sera professeur de lycée. Les temps ont changé ; et si l'amour d'enseigner reste le même, Irène connaîtra une expérience différente de celle de sa mère. Mai 68 est là.

     *Chagrin d'école, Prix Renaudot 2007, de Daniel PENNAC, né en 1944. L'auteur entremêle  souvenirs autobiographiques et réflexions sur la pédagogie et les dysfonctionnements de l?'institution scolaire, sur la douleur d?'être cancre et la soif d'?apprendre, sur le sentiment d'?exclusion et l'?amour de l?'enseignement. Entre humour et tendresse, analyse critique et formules allant droit au but, il offre ici une brillante et savoureuse leçon d'?intelligence.

     * Les deux écoles ( 2014), d'Yves VIOLLIER, professeur de lettres. Grand roman de l'amitié sur fond de débat entre école publique et privée. Histoire véridique de deux amis d'enfance qui se sont fâchés suite à la guerre des écoles qui éclate dans leur village.

    Les titres marqués * sont disponibles à la médiathèque

    Club de lecture du 9 Février 2016 : Le cinéma

    Origines, sources QUID 2003 et 501 ACTEURS, éditeur Omnibus. Depuis l'Antiquité, des vestiges de lanterne magique ayant été découverts à Herculanum, l'image et son mouvement ont toujours interpellé savants et artistes. Les travaux de  Léonard de Vinci, d'Athanase Kircher, de Paul Philidor, de David Brewater ont accompagné ce long cheminement jusqu'aux Frères Lumière, Georges Méliès, Léon Gaumont, David Griffith, Irwing Willat, Brian Foy, Eisenstein ainsi que les acteurs et actrices, à faire que le 7ème art parti du muet aboutisse à Starwars. Une épopée héroïque et prodigieuse.

    *Le cinéma, REPERES PRATIQUES, Nathan (1998). Cet ouvrage offre l'essentiel des informations concernant l'histoire, l'esthétique (genres, formes) et les techniques (production, réalisation, diffusion) du cinéma. Rédigé de façon claire et agréablement illustré, il conduit le lecteur des origines du cinéma aux plus récentes mutations technologiques.Il apporte également des éléments d'analyse sur les oeuvres signées des plus grands noms du septième art.

    Littérature et cinéma, article du MONDE de Décembre 2015. Pier Paolo Pasolini (1922-1975) et Thomas Harlan (1929-2010), réciproquement cinéastes italien et allemand, ont été également écrivains. D'après eux, le texte et le film sont essentiels pour exprimer au mieux certaines réalités historiques et sociales. Pour l'écrivain franco-irlandais Pierre Cendors, les films l'ont autant formé que ses lectures, il envie au cinéma l'exploration fondamentale des atmosphères que l'on retrouve moins en littérature.

    *La peur au cinéma, d'Emmanuel SIETY (2006). Les mécanismes nécessaires sont bien connus des réalisateurs pour effrayer le spectateur : musique lancinante, nuit opaque ou pleine lune, jeux de la caméra. Face à l'inconnu, nos peurs les plus profondes refont surface. Jeu ambigu auquel le spectateur souhaite tout à la fois résister et se laisser surprendre.Attiré par l'affiche, « il frissonne avec délice ». L'ouvrage se base sur quelques films références, « Les oiseaux », « Rosemary's Baby », « Les dents de la mer ».

    *Hitchcock-Truffaud , Gallimard (1999). Entretiens entre les 2 hommes, où H. accepte le principe de répondre à 500 questions posées par son admirateur F.Truffaud et portant exclusivement sur sa carrière. Paru en 1967, cet ouvrage reprend la genèse des films d'H. en y ajoutant une foule de renseignements sur sa technicité, le souci du détail, de l'authentique, le choix des acteurs et des actrices. Très intéressant pour approfondir ses connaissances sur « le maître du suspense » et revoir d'un autre œil ses meilleurs films.

    Quelques titres de films récents à voir, conseillés par une lectrice : Aferimi, western de Radu Jude, Francofonia, le Louvre sous l'occupation, drame historique d'Alexandre Sokurov, Chocolat, Biopic de Roschdy Zem.

    Les titres marqués * sont disponibles à la médiathèque


    Club de lecture du 12 Janvier 2016 : Les Prix littéraires 2015 ou sujet libre

    *Boussole, de Mathias ENARD, Prix Goncourt, écrivain français né en 1972. Insomniaque, sous le choc d'un diagnostic médical alarmant, Franz Ritter, musicologue viennois épris d'Orient, fuit sa longue nuit solitaire dans les souvenirs d'une vie de voyages, d'étude et d'émerveillements.
    Lecture en cours, ouvrage compliqué à lire car il fait souvent référence à la littérature et à la musique.

    *D'après une histoire vraie, de Delphine DE VIGAN, Prix Renaudot et Prix Goncourt des lycéens, romancière française née en 1966. En même temps qu'une réflexion sur le pouvoir de la littérature, ce roman est l'histoire de l'emprise progressive d'une femme sur une autre femme écrivaine.
    Bien écrit mais trop long, il apparaît comme un véritable thriller, inspiré semble-t-il d'une histoire vraie, qui cependant n'a pas suffisamment intéressé ni convaincu les lectrices.

    *La cache, de Christophe BOLTANSKI, Prix Femina, journaliste et écrivain français né en 1962. Histoire autobiographique sur la famille atypique de l'auteur, pendant la 2ème guerre mondiale, de sa vie en autarcie et sa peur des autres. Roman étrange, avec une fin quand même optimiste, intéressant et agréable à lire.

    *L'art d'écouter les battements du coeur, de Jan Philipp SENDKER, Prix des lecteurs, écrivain allemand né en 1960. Lorsqu un brillant avocat new-yorkais disparaît du jour au lendemain, sa fille Julia n' a aucune idée où il peut être. Jusqu à ce que, quatre ans plus tard, elle trouve une ancienne lettre d amour écrite par son père à une jeune fille de son village natal, en Birmanie où  Julia décide de se rendre pour y découvrir le saisissant passé de celui qu'elle croyait si bien connaître. La lectrice n'a pas aimé.

     Zen, de Maxence FERMINE (2015), écrivain français né en 1968. L'histoire se déroule près de Kyoto. Chaque jour, de l'aube au crépuscule, Maître Kuro pratique l'art subtil de la calligraphie. Une activité mêlant la peinture à l'écriture dont la frontière est si ténue qu'elle en paraît invisible. Le jour où la jeune Yuna, une calligraphe prodige, le sollicite pour apprendre à parfaire son art, Maître Kuro hésite. Celle qui se rêve son élève, sera-t-elle à la hauteur de ce qu'un tel enseignement exige ? Convaincu par sa sincérité et sa motivation, il fait d'elle sa disciple, en la menant sur la voie du zen, clef de la maîtrise de leur art.
    Lecture agréable, faites de phrases courtes qui nous amènent à la méditation.

    *100 chefs-d'oeuvre du Louvre, d’Adrien GOETZ (2015), écrivain et  historien d'art français. Une histoire du monde en cent chefs-d'oeuvre choisis parmi les collections immenses du Louvre couvrant plus de 30 siècles de la vie de notre planète. Magnifiques photos présentées dans l'ordre chronologique qui font voyager le lecteur à travers le monde et lui donnent envie de visiter ou revisiter ce grand musée.

     Monsieur Etienne, de François LANGLADE (2003), romancier français. Paris, printemps 1793, Etienne vit depuis 5 ans chez son oncle Rétif de la Bretonne, libraire, imprimeur et écrivain libertin, dont il a épousé la fille, Marion. Mais la France éprise de liberté est devenue le pays de la barbarie et de la délation. Etienne, ni criminel ni idéaliste, n'en devient pas moins complice d'un régime qui le répugne.
    Ouvrage intéressant et agréable à lire, avec un style libertin qui veut se fondre à cette époque bien décrite.

     L'Inde, de Catherine BOURZAT (édition le Grand Livre du mois). Très bel ouvrage illustré, qui montre la société de ce pays entièrement sous la houlette des hommes. Après le mariage souvent arrangé, le sort de la  femme dépend de son époux et des relations avec sa belle-famille.

    Les titres marqués * sont disponibles à la médiathèque


    Club de lecture du 15 Décembre 2015 : BRESIL, littérature.

    *Cacao, de Jorge AMADO, 1937. Grand écrivain brésilien (1912-2001), son œuvre traduite en 49 langues se déroule le plus souvent dans les bas-fonds des communautés noires et mulâtres de la province de Bahia. Ce beau roman décrit l’univers d’ouvriers agricoles dans une plantation de cacaoyers, « loués » une misère par le « coronel », grand propriétaire terrien de l’époque, être bedonnant exploitant le malheur pour mieux renflouer ses poches. C’est là que débarque Sergipano, un jeune homme déclassé suite à la mort de son père. Ouvrage court, violent, où  la pauvreté, la faim, la prostitution côtoient la prospérité des grands capitalistes.

    *Les Malaquias, de Andréas DEL FUEGO, écrivaine brésilienne née en 1975. Dans la Serra Morena, les destins de trois orphelins se séparent pour se rejoindre plus tard, au gré de l'histoire du pays et sur fond de magie indienne où morts et vivants cheminent ensemble. L’auteure veut faire  revivre sa famille et le feu qui a tué ses ancêtres lui a suggéré de prendre le pseudonyme de Fuego. Prix Saramango 2011, ce premier roman est d’un accès difficile par ses aspects rocambolesques et a laissé la lectrice perplexe.

    Mar azul, 2012, de Paloma VIDAL, née en Argentine en 1975, vit au Brésil depuis l’âge de 2 ans, sa difficulté à se définir argentine ou brésilienne est le moteur de sa création littéraire. Aujourd’hui, la narratrice – nous ne saurons jamais son nom – vit seule à Rio, au bord d’une plage, hantée par le passé. Autrefois, elle habitait en Argentine, auprès de son père, un célèbre architecte. Un jour, brusquement, il est  parti, sans plus donner de nouvelles. Avant ce mystérieux « départ », il l’avait confiée à une amie pour qu’elle l’élève avec sa propre fille, Vicky, qui va disparaître à son tour.  Histoire compliquée, récit trop décousu et déconcertant d’un travail sur la mémoire et la recherche d’une réponse sur l’absence du père.

    Paulo COELHO né en 1947, grand écrivain brésilien actuel,  à la renommée internationale :

    Le pèlerin de Compostelle, 1987. Premier livre de l’auteur qui raconte sa longue marche de 830 kms sur la fameuse route de Santiago, ancien itinéraire emprunté par les pèlerins de Saint Jacques. De ce voyage dont il  reviendra transformé, il nous fait partager sa recherche humaine et spirituelle. « L’extraordinaire se trouve chez les gens ordinaires. »

    *L’alchimiste, 1988.Conte symbolique selon l’auteur, relatant la quête de Santiago, jeune berger andalou, lors de la recherche d’un trésor perdu, enfoui au pied des pyramides d’Egypte. Sa rencontre avec l’alchimiste dans le désert, lui apprendra à écouter son cœur, à lire les signes du destin mais surtout à aller au bout de son rêve. Très intéressant et facile à lire.

    *La sorcière de Portobello, 2007. L’œuvre retrace la vie d’Athéna, de son vrai nom Shérine, à travers différents écrits de ses amis et sa famille. Après la naissance de son fils, abandonnée par son mari, Athéna décide de partir à la recherche de sa mère biologique, une tsigane du nom de Liliana, qui vivrait en Roumanie. Durant ce voyage initiatique, elle deviendra la Sorcière de Portobello, une femme mystérieuse aux pouvoirs étranges. Livre difficile à lire.

    *Adultère, 2014. Linda  a 31 ans et, aux yeux de tous, une vie parfaite dans une magnifique propriété à Genève entre un mari aimant, des enfants bien élevés et un métier gratifiant de journaliste. Cependant, elle ne supporte plus de faire semblant d’être heureuse quand, en vérité, elle ne ressent rien d’autre qu’un sentiment grandissant d’apathie et d’indifférence. Jusqu’au jour où elle retrouve un ancien petit ami. Jacob  qui va éveiller en elle la passion. Elle fera tout pour conquérir cet amour impossible et devra aller au plus profond d’elle-même pour enfin trouver le bonheur. Livre superficiel et peu intéressant.

    Les titres marqués * sont disponibles à la médiathèque


    Club de lecture du 24 Novembre 2015 : BRESIL, pays et vie culturelle

    Présentation , sources diverses dont WIKIPEDIA, QUID 2003. Découvert par le portugais Pedro Alvares Cabral en 1500, le Brésil devient indépendant en 1825. Quasi vierge au nord avec la région de l’Amazonie qui contient entre autres les plus grosses réserves de minerai ferreux du monde, il présente de grands pôles urbains au sud. Avec ses 170 millions d’habitants, c’est un pays en pleine voie de transformation, croissance obtenue à crédit en laissant de côté les ¾ de la population. Terre de contrastes, avec un matérialisme brutal contre un mysticisme exacerbé, un baroque colonial contre les délires futuristes de Brasilia la capitale, des fortunes colossales contre la sous-alimentation endémique.

    *Brésil : la folie grandeur nature, de Luc GIARD, 1991
    Ici tout s’oppose : couleurs, climats, reliefs, races, caractères et religions. On y trouve ce Brésil déroutant, extravagant, inventif, sensuel, vivant. L’auteur nous propose à travers une spirale d’images surprenantes, une extraordinaire rencontre avec le peuple multi-racial de ce vaste pays, véritable kaléidoscope, tout en mouvance.

    *Terra, de Sebastiao SALGADO, 1997, un des plus grands reporters photographes du monde, né au Brésil en 1944. Plus de 100 photos en noir et blanc, belles et expressives, à travers lesquelles l’auteur a voulu présenter une réflexion sur le destin des paysans du Brésil, en dévoilant la situation dramatique des « sans terre ». Histoire bouleversante sur la persécution des travailleurs ruraux entre 1964 et 1995 qui ont perdu leur travail à la campagne, forcés d’émigrer vers les villes où ils sont devenus des marginaux.

    *Le Brésil du XVIème siècle à nos jours, de Laurent DELCOURT, livre jeunesse 2005
    À travers ce livre, nous découvrons la diversité et la richesse de ce pays gigantesque, l'Amazonie, la ville de São Paulo, les disparités entre les différentes régions du pays, notamment au niveau agricole, et la culture métisse qui fonde l'identité de la civilisation brésilienne. Laurent Delcourt, spécialiste de l'Amérique latine, aborde aussi l'histoire politique du Brésil, des premières révoltes des paysans à la présidence de Lula.

    *Brésil, bibliothèque du voyageur, Gallimard, 2010
    Quelques faits de société importants caractérisent ce pays : la population très diversifiée, la danse, la carnaval, le « futebol », la course automobile, la religion de l’âme (avec un mélange de pratiques païennes) et celle du culte du corps poussé à l’extrême. Malgré la déforestation qui provoque la disparition des peuplades et des animaux vivant dans la forêt, il reste plein de ressources.

    Les chutes d’Iguazu, carnet de voyage et photos (2011) d’une lectrice. Iguazu vient d’un mot « guarani » i signifiant eau et kuasu signifiant grand. Situées dans une forêt subtropicale, les chutes dont 80% sont en Argentine forment la frontière entre cette dernière et le Brésil. Elles sont constituées de 275 cascades sur un front de près de 3 km. Le premier européen à les avoir découvertes est le portugais Cabeza de Vaca vers 1540, qui soumit les tribus indigènes appelées aujourd’hui « les Guaranis ».

    Les Guaranis, un peuple fantastique, extrait d’un article (mars 2006) de Wilson CHANGARAY, président de l’assemblée du peuple guarani. Sous ce nom sont regroupées plusieurs tribus, parlant la même langue, le guarani. Elles se sont installées dans cette région au cours des Ier et IIème siècle après J.C. Le peuple guarani a su résister aux espagnols et aux portugais en gardant sa liberté d’esprit basée sur des principes dépassant les intérêts personnels. Il resterait 51000 guaranis au Brésil, répartis sur 7 régions. Regroupés dans des réserves, ils travaillent dans de grandes plantations de fermiers très puissants qui les traitent comme des esclaves et n’hésitent pas à employer la violence pour les spolier de leurs terres.
    Les titres marqués * sont disponibles à la médiathèque.


    Club de lecture du 3 Novembre 2015 : La Cartographie

    Présentation d’une approche limitée à l’origine, à l’histoire, aux évolutions de la cartographie, à partir d’informations très intéressantes développées dans le QUID, édition 2013.

    Extrait de La cartographie à St Dié au début du XVIème siècle, article d’Albert RONSIN, conservateur de la bibliothèque de St Dié. En 1500 fut créé par le chanoine Vautrin LUD, le « Gymnase lorrain », également appelé « Gymnase vosgien ». Ce collège comprenait principalement des géographes, cartographes et imprimeurs. Des cartes publiées pour la 1ère fois au monde désignaient sous le nom d’America la partie nord-est du continent sud- américain. St Dié devint dès lors la capitale mondiale de la géographie et de la cartographie. Depuis 1990, est créé le festival International de géographie qui décerne chaque année un prix.

    * Extrait de  Artistes de la Renaissance au XXIème siècle, ouvrage collectif sous la direction de Catherine HOFMANN, La dynastie des « Cassini », article de Gil MAUGRION (2007). La carte de Cassini est le travail de la famille des Cassini sur 4 générations de 1625 à 1845. Ils avaient tous fait partie soit de l’Observatoire de Paris créé par Louis XIV soit de l’Académie des sciences plus récente. Appelée aussi « la carte de l’Académie » car c’est la première carte établie pour le Royaume de France selon une échelle bien établie, elle reste encore aujourd’hui un outil très utile dans les recherches historiques et généalogiques.

    * Jacques Cartier, découvreur du St Laurent, d’Alain RAIMBAULT (2012). Grand navigateur et aventurier français (1491-1557), homme courageux et cultivé, d’origine bretonne, il étudie la cartographie et est nommé par le roi François 1er pour se rendre à Terre-Neuve et au-delà.  On lui attribue la découverte du Canada, désignant par là la mince région du Québec à laquelle il donne le nom de Canada durant son expédition de 1535. Il est le premier explorateur du golfe du Saint-Laurent et certainement le premier à tracer la cartographie du fleuve Saint-Laurent découvert en 1535.

    *James Cook, le compas et la fleur, d’Anne PONS (2015). Explorateur anglais (1728-1779), passionné très tôt de cartographie, il fut le premier européen à établir un contact rapproché avec plusieurs peuples du Pacifique, Nouvelle Zélande, Tahiti, Hawaï… Cette biographie met en évidence  son courage pour explorer les zones dangereuses, sa capacité à mener les hommes et à se préoccuper de leur condition sanitaire, ses ambitions cherchant à dépasser les instructions reçues par l’Amirauté durant ses 3 expéditions. Livre souvent passionnant, détaillant bien les différentes routes suivies par lui et ses savants accompagnateurs.

    * L’inconnu du Pacifique, de Martin de HALLEUX (2005). Ce livre nous emmène dans la dernière expédition (1776-1779) du capitaine Cook. Parti de Plymouth à bord du « Résolution » et suivi du « Discovery », il est accompagné par des scientifiques, des naturalistes, des botanistes, des géographes, un astronome et un peintre. Il meurt à Hawaï durant une bataille contre les indigènes.

    Les Compagnies des Indes, de PH. HAUDRERE et Gérard Le BOUEDEC (2001). Cet ouvrage réalisé avec la participation du musée de la Compagnie des Indes de Lorient, abondamment illustré notamment par des cartes et des gravures, relate le fonctionnement des compagnies qui avaient le monopole du commerce de l’Océan Indien. L’on découvre toutes les étapes d'un voyage au long cours, depuis la construction des navires et leur armement à Lorient, la traversée de l'Atlantique et de l'océan Indien vers les comptoirs jusqu'au retour et aux ventes des soies, cotons, thés, cafés, poivres et porcelaines à Nantes puis à Lorient. Ce commerce de l'océan Indien est à l'origine de la fortune de Lorient.

    * Elles ont conquis le monde, les grandes aventurières 1850-1950, d’Alexandra LAPIERRE (2007).Portrait de 31 femmes dont 6 françaises, aventurières qui ont en commun une immense curiosité du monde et la quête de leur propre vérité qui passent par la désobéissance. En effet, considérées comme mineures à vie, les femmes sont toujours soumises à l’assentiment des hommes. Leur goût pour la littérature les a conduites au voyage. Elles osent dire non au conformisme en voulant être indépendantes. Passionnant.
    Les titres marqués * sont disponibles à la médiathèque

    Club de lecture du 13 Octobre 2015 : Jane Austen et son temps

    *Histoire de l’Angleterre, de Bernard COTTRET (PUF).
    *Guide de la Grande Bretagne de Gérard HOCMAND
    Du temps de Jane Austen, l’Etat Britannique n’existait que pour préserver la propriété et la liberté des nantis, excluant les femmes jusqu’en 1928, les pauvres et toute la domesticité. La révolution industrielle a beaucoup changé la société anglaise avec un important exode rural. Les relations entre la France et l’Angleterre se sont distendues en grande partie à cause des guerres napoléoniennes. Les armateurs et négociants s’enrichissent fortement. La peinture et la littérature sont sources de grands noms.

      Jane Austen et son temps (source WIKIPEDIA)
    *Jane Austen, passions discrètes de Claire TOMALIN (2000)
    Née en 1775 dans un milieu de petite noblesse campagnarde dont le père est pasteur, elle vit parmi ses nombreux frères et sa soeur à laquelle elle sera très attachée et a accès très tôt à toute la bibliothèque paternelle. A 24 ans, elle met en route 3 romans majeurs qu’elle reprendra après une interruption de 10 ans et qui connaîtront un certain succès à leur publication. Elle décède en juillet 1817 à l’âge de 42 ans, après une vie passée auprès de sa famille, car elle ne s’est jamais mariée. On retiendra de son œuvre l’humour, la gaité, la légèreté, les thèmes dominants étant le mariage et la société provinciale de son temps.

    *Orgueil et préjugés (1813). Derrière les aventures sentimentales des cinq filles Bennet, Jane Austen dépeint fidèlement les rigidités de la société anglaise au tournant des XVIIIème et XIXème siècles. À travers le comportement et les réflexions d'Elisabeth Bennet, son personnage principal, elle soulève les problèmes auxquels sont confrontées les femmes de la petite gentry campagnarde pour s'assurer sécurité économique et statut social. À cette époque et dans ce milieu, la solution passe en effet presque obligatoirement par le mariage, thème majeur avec l’argent. Beaucoup de charme, de simplicité et de vérité qui en font  une lecture agréable. Le côté « roman feuilleton » est tout de même très présent.

    *Emma (1815). La jeune Emma vit auprès de son père, veuf et âgé et  dirige leur demeure en véritable maîtresse de maison. D’une grande beauté et pleine d’assurance, elle évolue en femme indépendante, dans un milieu de petite noblesse terrienne. Pour se distraire, elle joue les entremetteuses en prenant en main le mariage des autres, convaincue de ses compétences. Mais toutes ses manœuvres vont prendre une autre direction et lui apporter des déconvenues. Elle connaîtra le bonheur après bien des vicissitudes. Roman écrit
    avec beaucoup de finesse et des personnages bien étudiés, agréable à lire.

    *Persuasion (1817, roman posthume). Anne Elliot n’est pas appréciée par sa famille qui ne la comprend pas. Seule, une amie de sa mère décédée, reconnaît son intelligence et sa douceur. Elle évolue dans un milieu austère, futile, fait de convenances. Ayant connu un échec dans sa vie sentimentale à 19 ans, elle retrouvera 8 ans après, son premier amour, le lieutenant Wentworth qu’elle épousera. Intéressant  mais des longueurs.

    *Northanger Abbey (1817, roman posthume). La jeune et crédule Catherine, férue de romans gothiques, découvre la ville de Bath où elle rencontre Henry, qui l’invite à séjourner à Northanger Abbey, propriété de son père. Entrepris en 1798, ce roman est une parodie pleine d’esprit, où l’auteure ne ménage pas son ironie, visant ici les hommes, leurs chevaux et leurs rodomontades, là les femmes et leur passion de toilettes et de romans. Tous les ridicules, toutes les frivolités  sont ciblés dans cette subtile comédie amoureuse, pleine d’humour et de bon sens. Lecture agréable.

    Sanditon, dernier roman inachevé, publié en 1925. Mr Parker est désireux de transformer sa petite station balnéaire Sanditon en une station réputée. Sa jeune invitée Charlotte, dissèque en s’amusant, les caractères et les comportements sociologiques de ce microcosme bourgeois et provincial. Après de longues descriptions fastidieuses, les dénouements classiques feront de ce roman peu attractif un modèle de la littérature grand public.

    Les titres marqués * sont disponibles à la médiathèque


    Club de lecture du 22 Septembre 2015 : sujet libre

    *La part des flammes, de Gaëlle NOHANT (2015), née en 1973. Paris, 4 mai 1897 : Le Bazar de la Charité vient d’ouvrir ses portes, pour les ventes de charité de l’année dont les comptoirs sont tenus par les Dames de la Haute Aristocratie de la ville. Mais  un gigantesque et horrible incendie ravage entièrement le bâtiment. A travers ce tragique évènement décrit avec minutie, l’auteure raconte l’histoire de 3 femmes très différentes. Très beau livre alliant gravité et émotion et entraînant le lecteur de rebondissements en révélations.

    *Check-point, de Jean-Christophe RUFFIN (2015), né en 1952, médecin, écrivain, historien et diplomate français. Le roman se présente comme un huis- clos dans lequel 4 hommes et 1 femme sont enfermés dans les cabines de 2 camions pour y vivre en Bosnie le déchirement de leurs certitudes dans une action humanitaire destinée à apporter vivres et médicaments aux victimes de la guerre. Bien écrit, intéressant par le récit mesuré d’épisodes tragiques ainsi que le vécu douloureux des protagonistes.

    Les enfants du Jacaranda, de Sahar DELIJAN, prix des lecteurs 2015.Téhéran, 1983. Neda naît dans la prison d'Evin. Elle est arrachée à sa mère quelques semaines plus tard. Alors qu’il a 3 ans, Omid est témoin de l'arrestation de ses parents dissidents. Comme d'autres enfants de prisonniers politiques, Neda et Omid seront élevés par leurs proches, à l'ombre des jacarandas, ces arbres violets flamboyants qui berceront leur enfance. Vingt ans après, leur génération porte toujours le poids du passé, au moment où commence une nouvelle vague de protestations et de luttes politiques...Inspirée par sa propre histoire, Sahar Delijan raconte l'itinéraire de trois générations d'hommes, de femmes et d'enfants, épris de poésie, de justice et de liberté. Beau roman bien écrit, qui rend un vibrant hommage à la liberté.

    *Le restaurant de l’amour retrouvé, d’Ito OGAWA, premier roman (2013) de  cette écrivaine japonaise née en 1973. A la suite d’un chagrin d’amour qui lui fait perdre sa voix, Rinco,  jeune femme de 25 ans, décide de revenir dans son village. Elle y ouvre un restaurant qui fait découvrir ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière. Livre lumineux sur le partage et le don, d’une écriture limpide. Ode à la cuisine dont l’épice secrète est l’amour. A la fois très beau et original.

    *Les partenaires, de John GRISHAM  (2012), né en 1955, auteur américain spécialisé dans les romans judiciaires. Le jeune héros David Zinc est avocat dans un prestigieux cabinet de Chicago. Un jour, pris d’une crise d’angoisse due au surmenage, il décide de ne pas se rendre à son bureau et  se retrouve par hasard dans un cabinet d’avocats minable où il demande à être engagé. C’est alors qu’il va comprendre le fonctionnement d’un des 2 associés, prêt à employer tous les moyens même peu recommandables pour gagner de l’argent. Roman trop long, trop détaillé.
    *Certaines n’avaient jamais vu la mer, de Julie OTSUKA (2012), écrivaine d’origine japonaise née en Californie en 1962. Au début du 20ème siècle, de jeunes adolescentes japonaises embarquent pour la Californie afin d’épouser un homme qui devait leur rendre la vie plus facile. Hélas, à leur arrivée, leurs rêves s’effondrent. Mari âgé, vie harassante dans les plantations successives, humiliations de toute sorte. Ce livre  est le résultat de 8 ans de recherches par l’auteure. Inspiré de l’histoire de ses grands- parents et donc  basé sur des faits réels, il explore le passé de cette communauté. Bouleversant.

    *Bel ami, de Guy de MAUPASSANT (1850-1893). Doté d’un physique avantageux, George Duroy, dit Bel-Ami, rencontre par hasard un ami qui le met sur la voie de l’ascension sociale. Malgré sa vulgarité et son ignorance, cet arriviste parvient au sommet par l’intermédiaire des femmes et du journalisme. Maupassant dénonce cette société parisienne de la fin du XIXème siècle, en pleine expansion capitaliste et coloniale, où la presse, la politique et la finance s’en mêlent. Roman datant de 1885  qui reste un chef-d’œuvre toujours aussi passionnant, à lire et à relire ! Les titres marqués * sont disponibles à la médiathèque


    Club de Lecture du 23 Juin 2015 : Sujet Libre.

     * Le Maître a de plus en plus d’ humour, de MO  YAN
    Mo Yan est le pseudonyme de l’auteur signifiant « celui qui ne parle pas » ses parents lui ayant appris de ne jamais s’exprimer à l’extérieur; né en 1955 dans une famille rurale , il travaille en usine puis intégre l’ Armée Populaire de la Libération au sein de laquelle il sera diplômé de l’ Institut des Arts et des Lettres en 1986 ; il démissionne de l’armée en 1999.
    Il est Prix Nobel de Littérature en 2012 pour « son réalisme hallucinatoire unissant le conte, l’ histoire  et le contemporain ». Son œuvre est composé de 80 romans, essais et Nouvelles.
    Le Maître Lao Ding, protagoniste de la Nouvelle, 60 ans, est licencié de son usine en faillite à un mois de sa retraite. Désespéré, il trouve une idée géniale : louer pour quelques heures un vieux car rénové en « petit nid d’amour », à des couples d’amoureux… mais une nuit de terreur va l’attendre…
    L’auteur dépeint la société chinoise contemporaine dans un conte féroce et délicieusement naïf, de manière amusante et pleine d’humour.

    Un homme à distance (2012), de Katherine PANCOL
    L’auteure est née à Casablanca en 1954 et arrive en France à l’âge de 5 ans. Professeur de français et de latin, puis journaliste à Paris-Match ; depuis son premier roman en 1979, elle se consacre à l’écriture.
    « Un homme à distance » est un roman épistolaire, une correspondance entre Kay Bartholdi libraire à Fécamp et Jonathan Shields un américain chargé de créer un guide des endroits de charme en France. Dialogue basé sur des références livresques, sur un ton officiel, puis inquisiteur, devenant plus tendre. Ils se font des confidences : Kay a des doutes sur l’identité de l’homme et de tristes souvenirs réapparaissent… c’est son ex-amant, l’homme qui l’a « défaite, blessée, flouée »…
    Ce livre n’est pas triste, empreint de sensibilité, d’humour et d’un pouvoir émotionnel important.

    Route de la Soie  (15 mars-10 juin 2015) une lectrice raconte son voyage ; partis à 2 voitures 4x4 sur les routes et villes « mythiques » : Erzurum en Turquie ; Tabriz, Mashhad (lieu de pèlerinage)   en Iran ; Mari ancienne ville carrefour pour les caravanes (très décevant) au Turkmenistan  ; Bukhara, Samarqand, Khiwa en Uzbekistan et les superbes monuments ; les caravansérails, les déserts sans fin, les montagnes enneigées au nord de Téhéran  ; mais aussi les magnifiques monuments de l’Ancienne Perse : Ispahan, Persépolis, Shiraz…   les mosquées , palais et leurs mosaïques, les jardins persans et les astucieux canaux souterrains millénaires… Par contre un choc empreint de tristesse au « Cimetière des Bateaux » sur une Mer d’Aral qui n’existe plus ; la ville de Moynaq (Uzbekistan) qui fut le plus grand port de la Mer d’Aral et ses  nombreuses conserveries avant que l’URSS y pompe toute l’eau pour l’irrigation des champs de coton : une catastrophe écologique par la faute de l’homme et une situation irréversible et aucun avenir pour la population de Moyaq.
    Mais ce qui a le plus touché les caravaniers modernes ce fut  « l’accueil chaleureux du peuple iranien » , toujours prêt à rendre service, d’une hospitalité incroyable et d’une gentillesse extraordinaire, n’ayant jamais été importunés, que ce soit dans les villes ou dans les campagnes, invités à prendre le thé, à partager les repas, offrant un fruit , un gâteau , un verre de lait ou du yaourt … et tous de dire :
    « … Merci d’ être venus visiter l’Iran… faites connaître notre pays. »


    Club de lecture du 2 juin 2015 : la condition féminine.

    *Le Journal d’une femme de chambre d’Octave MIRBEAU (1850-1917). A travers le regard d’une soubrette, Célestine, ce roman paru en 1900 s’emploie à démasquer les honnêtes gens pires que les canailles, les turpitudes que la bourgeoisie réserve à ceux qui la servent en même temps que les vices cachés sous des dehors de respectabilité et de religion. Roman vigoureux et audacieux, document captivant sur la domesticité féminine du début du XXème siècle.

    Petit manuel scolaire catholique d’économie domestique pour les femmes de 1960, source INTERNET. Cet ouvrage explique aux jeunes filles et aux femmes de l’époque les règles d’une vie conjugale harmonieuse ! A la fois amusant et édifiant sur la mentalité de ces années, on appréciera les changements survenus depuis!!

    *Tous mes jours sont des adieux de Maria ADLE (1998). Beau roman sentimental où l’auteure repart en Iran sur les traces de son arrière grand- mère. Elle constate une transformation de la société qui va dans le bon sens, avec un vent de liberté.

    *Regard persan de Sara YALDA (2007). Née en 1967 en Iran qu’elle quitte pendant les émeutes de 1977 pour la France, l’auteure revient 27 ans plus tard dans son pays pour y retrouver sa famille. Elle décrit la société féminine à Téhéran plus libérée que dans les zones rurales. Récit sur une certaine partie de la société iranienne. Très intéressant.

    * La chute des géants de Ken FOLLET (2010). En dehors de l’immense fresque sociale et politique que cet écrivain gallois né en 1949 nous fait vivre dans son œuvre, on trouve tout le déroulement de la condition des femmes qui s’émancipent à cause de la guerre 1914-1918. Les femmes de 5 familles de nationalité et de classe différente ont toutes un rôle prépondérant dans la vie agitée de cette période.

    *Moi, Malala, je lutte pour l’éducation et je résiste aux talibans de Malala YOUSAFZAI (2013). Récit bouleversant d’une famille exilée à cause du terrorisme ; d’un père qui envers et contre tout a fondé des écoles ; de parents courageux qui, dans une société où les garçons sont rois, ont manifesté un amour immense à leur fille et l’ont encouragée à s’instruire, à écrire, à dénoncer l’insoutenable et à exiger, pour toutes et tous, l’accès au savoir. Refusant l’ignorance à laquelle la condamnait le fanatisme des talibans au Pakistan, Malala Yousafzai résolut de se battre pour continuer d’aller à l’école. Son courage faillit lui coûter la vie en 2012 alors qu’elle n’avait que 15 ans. C’est la plus jeune personne décorée du prix Nobel de la Paix en 2014.
    Les titres marqués * sont disponibles à la médiathèque.


    Club de lecture du 5 Mai 2015 : L’Ile Maurice, littérature, vie culturelle.

    Présentation, magazine GEO de Décembre 2003. Ile de l’océan Indien à l’est de Madagascar, 1865 km2, 1 million d’habitants, capitale Port Louis. Française de 1715 à 1814 puis britannique, indépendante depuis 1968.Culture de la canne à sucre depuis le XVIIIème siècle. Le tourisme y est florissant. Son peuple est composé d’Indiens, de créoles, de blancs, de métis, de religions diverses.

    La maison qui marchait vers le large (2001), de Carl De SOUZA, né en 1948 à l’île Maurice. A  La Motte, faubourg du vieux Port Louis, vit un petit peuple de musulmans d’origine indienne, de chinois, de créoles et M Daronville, un blanc âgé,  paralytique et grincheux qui dans sa superbe demeure coloniale domine le quartier. Dans ce livre « tragi-comique » les habitants, victimes de pluie torrentielles, récidivantes, voient leurs maisons glisser vers le port, ce qui ajoute aux difficultés du quotidien et à la carence d’une gestion adaptée. Livre émouvant bien écrit mais parfois pas toujours facile à lire à cause de l’emploi du créole.

    Blue Bay Palace (2004), de Natacha APPANAH-MOURIQUAND, écrivaine mauricienne née en 1973. Ce roman raconte l’histoire d’une passion amoureuse et malheureuse entre une jeune fille pauvre et un homme riche, tous les deux d’origine indienne mais de caste différente. L’auteure montre une île partagée entre une image de carte postale et une réalité plus dure d’une société marquée par les classes et les préjugés. Ecriture sobre, pleine de sensualité et de douceur poétique mais aussi de beaucoup de violence et d’abandon. Très beau livre.

    *Le sari vert (2009), d’Ananda DEVI, écrivaine mauricienne née en 1957 de parents d’origine indienne. Dans une maison sur l'île Maurice, un vieux médecin à l'agonie est veillé par sa fille Kitty et  sa petite-fille. Entre elles et lui se tisse un dialogue d'une violence extrême, où affleurent progressivement des éléments du passé, des souvenirs, des reproches, et surtout la figure mystérieuse de la mère de Kitty, l'épouse du « Dokter-Dieu », qui a disparu dans des circonstances terribles. Elles ne le laisseront pas partir en paix. Alors que le titre évoque la légèreté et la féminité, il devient vite le synonyme de carcan et de linceul. Huis clos très dur dont il ressort une impression dérangeante et malsaine.


    Club de lecture du 14 Avril 2015 : Sujet libre.

    *Orgueil et Préjugés, de Jane AUSTEN (1775-1817). Paru en 1813,  le chef-d'œuvre drôle et romanesque de cette écrivaine anglaise présente des personnages bien campés, une intrigue soigneusement construite et prenante, des rebondissements nombreux, et un humour plein d'imprévu. Derrière les aventures sentimentales des cinq filles Bennet, Jane Austen dépeint fidèlement les rigidités de la société anglaise au tournant des XVIIIe et XIXe siècles. À travers le comportement et les réflexions d'Elizabeth , son personnage principal et seconde fille de la famille, elle soulève les problèmes auxquels sont confrontées les femmes de la petite gentry campagnarde pour s'assurer sécurité économique et statut social, dont la seule solution à cette époque et dans ce milieu est le mariage. Magnifiquement écrit, ce roman est une très bonne étude psychologique, il se lit et se relit avec beaucoup de plaisir.

    Le temps de l’innocence, d’Edith WHARTON (1862-1937). Ecrivaine américaine qui dépeint dans ce roman ( Prix Pulitzer 1921) la société newyorkaise du début du 20ème siècle, ultra policée, moralisatrice, conservatrice, où la perfidie et la mesquinerie règnent partout. Newland Archer est un jeune homme de la haute bourgeoisie promis à un brillant avenir et fiancé à la très chaste May. L’apparition de la scandaleuse comtesse Olanska qui a eu l’audace de quitter son mari va bouleverser sa vie. Très beau roman,  d’une belle écriture classique dont Martin Scorcese a tiré un film magnifique.

    *La trilogie de Katherine PANCOL :

    Les yeux jaunes des crocodiles (2007). Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Il parle des hommes. Et des femmes à travers 2 personnages principaux, Joséphine et sa sœur Iris. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être. Ce roman est l'histoire d'un mensonge. Mais aussi une histoire d'amours, d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves. Plein de rires et de larmes, ce roman, c'est la vie.

    La valse lente des tortues (2009) conjugue intrigues et suspense. On y retrouve tous les personnages du 1er roman dont le rappel est trop long. Joséphine est plus affranchie, Iris va connaître la brutalité de certains hommes.

    Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi (2011) souffre aussi de quelques longueurs mais a le mérite de nous entrainer dans une affaire policière bien menée et de nous faire suivre l’évolution de tous les personnages avec l’entrée des enfants dans le monde professionnel et amoureux.
    Ces 3 romans pourraient se lire indépendamment les uns des autres, ils sont tous agréables et faciles à lire.

    *Café cafés, de Michel BRAUDEAU  (2007). Écrivain voyageur, l’auteur nous parle d’une boisson connue de tous : le café qui donna son nom à des commerces où les amateurs le consomment ensemble. Il nous fait découvrir les cafés les plus célèbres des grandes villes comme Venise, Vienne, Madrid, Lisbonne, Prague et bien sûr Paris. Parallèlement à cette promenade, une enquête très détaillée est réalisée sur l’origine du café, découvert par un chevrier en Ethiopie. Livre très agréable à lire, très bien documenté et très enrichissant.

    *La chute des géants, de Ken FOLLET (2010). Roman à caractère « historique » basé sur des faits et des personnages historiques mais aussi sur des situations fictives. Il se déroule dans une des périodes les plus violentes de notre histoire internationale, la guerre de 1914-1918, ainsi qu’au milieu de bouleversements politiques de grande ampleur (chute du dernier tsar de Russie). Intéressant mais moins palpitant que « les piliers de la terre ».
    *Bon petit soldat, de Mazarine PINGEOT (2012). L’auteur raconte son enfance particulière puisqu’elle était la fille cachée du président François Mitterrand et d’Anne Pingeot. Toute petite, elle a appris à rester à l’écart et à ne pas manifester ses émotions en public. Son existence ayant été dévoilée à la mort de son père, elle dut affronter brutalement la pleine lumière et la curiosité des gens. A présent, elle est professeur de faculté et mère de 3 enfants et semble devenue plus sereine.
    Les titres marqués * sont disponibles à la médiathèque


    Club de lecture du 24 Mars 2015 : le XVIIème siècle, littérature.

    Généralités : Au XVIIème siècle, la littérature n’a pas d’autre sens que celui des belles lettres et se disait uniquement « productions de l’esprit envisagées comme œuvres d’art ». Les idées s’expriment dans la poésie et le théâtre, la prose, parmi les Précieuses (dames qui fréquentaient l’hôtel de Rambouillet à Paris), et dans la querelle des Anciens (dont les références étaient les poètes de l’Antiquité grecque) et des Modernes (pour lesquels la Bible était une source plus riche que la mythologie grecque).

    Jean de La Fontaine (1621-1695), de René RADOUANT. Sa carrière de conteur commence avec la publication de nouvelles en vers tirées de Boccace et de l’Arioste, précédant la série glorieuse de ses grandes œuvres. Les fables sont couronnées de succès. Ce fut un homme curieux de la vie, ouvert à toutes les formes de l’activité et de la pensée, sachant observer ses semblables. En parlant d’Esope, fabuliste de l’Antiquité, il écrit : «  Si j’ajoute du mien à son invention, c’est pour peindre nos mœurs et non point par envie ».

    *Lettres de Mme de SEVIGNE (1626-1696). Orpheline très jeune, elle épouse en 1644 le marquis de Sévigné et sera veuve à 25 ans avec un garçon et une fille sur laquelle elle reportera un amour infini. Devenue comtesse de Grignan, celle-ci va se séparer de sa mère qui en sera très affectée et qui pour compenser cette absence, commencera une correspondance avec sa fille. Ces lettres dont certaines s’adressent aussi à des amis de l’écrivaine seront publiées par sa petite-fille en 1734. Tout en exprimant  l’amour maternel, elles témoignent également de la peinture sociale de l’époque à la cour du roi Louis XIV, dans un style souvent très vivant et plein de virtuosité.

    *La princesse de Clèves, de Mme de LA FAYETTE (1634-1693). Ce chef-d’œuvre datant de 1678 est un roman précieux, historique et surtout d’analyse. L’action se déroule à la fin du règne du roi Henri II où l’ambition et la galanterie étaient l’âme de la cour. La passion chez Mme de Clèves, son mari et le duc de Nemours est bien décrite et révèle des sentiments éternels qui ont inspiré par la suite bon nombre d’écrivains.

    *Satires et Epitres, de BOILEAU (1636-1711). Né dans Paris, l’écrivain fin observateur, eut un regard aigu sur la ville et ses habitants avec un coup de plume impitoyable. Les Satires (1657-1668), œuvres de jeunesse sont « bourgeoises », « morales » ou « littéraires ». Les Epitres correspondent à une période plus ambitieuse (1669-1677). Elles abordent des thèmes « historiques », «  moraux » et « littéraires ».Ouvrage plaisant, écrit avec beaucoup d’humour.

    *Les Caractères, de LA BRUYERE (1645-1696). Moraliste, auteur d’un chef-d’œuvre unique qu’il n’aura de cesse d’amender, l’écrivain exprime en pièces brèves et dans le genre du portrait cher à l’époque, ses remarques sur les mœurs du XVIIème siècle. Ainsi il n’hésite pas à fustiger les magistrats corrompus, les médecins souvent charlatans et les gens d’église qui mènent une vie frivole et inutile. La présentation des chapitres  sous forme de paragraphes sans lien entre eux peut donner un aspect confus à la lecture de cet ouvrage qui reste cependant une belle observation sur l’homme et  la société.

    Les titres marqués* sont disponibles à la médiathèque

    Club de lecture du 3 Mars 2015 : le XVIIème siècle, les Arts.

    *L’art classique et le baroque, de Pierre CABANNE, historien et critique d’art. Deux grands courants artistiques règnent en Europe au XVIIème siècle : le classicisme surtout exprimé dans l’architecture, et le baroque dans la peinture et les arts décoratifs. Le premier représente la mesure et la raison tandis que le baroque, né en Italie, se complaît dans l’exagération du mouvement, la surcharge décorative, la grandeur parfois pompeuse et le contraste. Baroque et classicisme comportent de nombreuses variantes selon les pays, les sociétés et la religion.

    *Demeures parisiennes sous Henri IV et Louis XIII, de Jean-Pierre BABELON, conservateur aux archives nationales. L’arrivée au pouvoir de Richelieu marque le retour à une plus grande rigueur et au respect des règles architecturales. Le Paris du XVIIème siècle entoure le noyau médiéval avec des terrains conquis sur les anciennes murailles. La « coutume » (1607) interdit la construction de maisons en bois à cause des incendies, sauf sur les ponts. Grâce à de nombreuses carrières, de plus en plus de maisons sont en pierre et brique. Livre intéressant mais parfois trop technique.

    Le Pont- Neuf, extrait du dictionnaire historique de PARIS (1985). Jusqu’au XVIème siècle, Paris ne comptait que 4 ponts. La nécessité absolue eu égard au trafic et aux habitations conduisirent Henri IV à initialiser la construction du Pont-Neuf qui fut terminé en 1603. Malgré son nom, c’est  le plus ancien pont de Paris car le premier en pierre. Il  se caractérise par l’absence de maisons, la vue sur le palais du Louvre, les trottoirs hauts de 4 marches pour protéger les piétons, les bouquinistes, la pompe de la samaritaine et la statue d’Henri IV.

    *Caravage (1572-1610), de Alfred MOIR. Michelangelo Merisi dit Le Caravage naquit en Lombardie à Caravaggio vraisemblablement. Très rapidement, il se mit à la peinture mais faute de professeur, il dut se rendre à Milan qu’il quitta pour Rome après avoir été emprisonné pour crime…
    En 1595, il s’installera chez le cardinal del Monte qui le soutiendra toute sa vie. Le Caravage devient le maître incontesté des scènes de genre comme « Le concert des jeunes » où se mélangent érotisme et homosexualité.
    Quand il commence à peindre des sujets religieux, il les peint dans un cadre naturel (d’où le terme de précurseur du Naturalisme) comme pour rappeler que l’humanité terrestre et le divin sont intimement liés. En fuite après avoir tué un rival amoureux, il arrive à Messine en 1608 où il décroche une commande « La résurrection de Lazare » qu’il tailladera car on l’aura critiquée…
    Malgré un caractère brutal et querelleur, voyou et insolent il savait être un courtisan raffiné. Sa renommée artistique fera que le futur pape Urbain VIII deviendra en 1623, client du Caravage.
    Poussin, Rubens, de La Tour le copieront.
    Avec une œuvre de 48 tableaux, son influence fut une révolution esthétique car le télescopage entre la divinité et la sacralité d’un thème et son traitement profane était une audace.

    *Georges de La Tour (1593-1652), par Jacques THUILLIER (1973), dossier de l’Art et Télérama hors-série sur l’expo oct-nov 1997. Artiste lorrain, devenu un des habitants les plus riches de Lunéville, au confluent des cultures nordique, italienne et française,  observateur pénétrant de la réalité quotidienne. Il a un goût prononcé pour les jeux d’ombre et de lumière notamment dans ses effets de clair-obscur qu’il introduit dans ses scènes nocturnes, ce qui fait de lui l’un des continuateurs du Caravage. Il fut béni des rois dont Louis XIII et les ducs de Lorraine. Longtemps oublié, redécouvert en 1915 et beaucoup copié, on ne lui attribue avec sûreté que 30 à 40 œuvres dont « la diseuse de bonne aventure », « la femme à la puce » et  « le tricheur à l’as de carreau ».
    Jacques Callot, miroir de son temps (1592-1635), de Georges SADOUL. Né à Nancy, issu d’une famille anoblie par le duc de Lorraine, J. Callot entre en apprentissage chez un orfèvre nancéen puis se rend en Italie où il travaille sa propre technique. Avec son échoppe (burin triangulaire), il décrit le somptueux des cours royales et ducales, la joie de vivre des comédiens, la misère des gueux et surtout celle de la guerre de Trente Ans avec beaucoup de finesse. Exclusivement dessinateur et graveur, il acquière de son vivant une grande popularité qui perdure encore aujourd’hui.

    Les titres marqués* sont disponibles à la médiathèque


    Club de lecture du 3 février 2015 : le XVIIème siècle en France, Histoire et biographies.
    Siècle marqué par le règne de 2 rois : Louis XIII (1601-1643) et Louis XIV (1638-1715)
    Le premier, fils aîné d’Henri IV et de Marie de Médicis, n’a que 8 ans à la mort de son père, assassiné en 1610. Il ne gouvernera qu’en 1614 à sa majorité, sa mère ayant assuré la régence en laissant le pouvoir à Concini que le roi fera assassiner et succéder par le duc de Luynes. Après la mort de celui-ci en 1621, le roi fait appel à Richelieu en 1624 qui sera son principal ministre. Grâce à lui, Louis XIII installera son autorité de monarque absolu pour imposer ses fonctionnaires aux dépens des anciens privilégiés.

    *Louis XIII Le Juste, de Georges BORDENOVE (1981, actualisé en 2013). Roi méconnu, âme sensible, serviteur du devoir politique et de la gloire de la France, il sera opprimé puis combattu par sa mère qui ne l’aimait guère,  trahi par sa propre femme Anne d’Autriche, par Monsieur son frère et ses amis les plus proches. De santé fragile et malgré les complots, il ne déviera jamais de la route qu’il s’était tracée. Sa perspicace entente avec Richelieu fut l’éclatante réussite de son règne.

    Extrait de La vie quotidienne sous Louis XIV, de Georges MONGREDIER. Un phénomène de société à cette période : l’accession des « bourgeois », jusque- là mis au niveau des artisans, au rang de grande classe sociale enrichie et honorée par une noblesse envieuse. Hanté par les souvenirs de la Fronde et craignant les ambitions de la noblesse, Louis XIV fait appel aux bourgeois pour les plus hautes charges du Royaume. Le nouveau bourgeois connaîtra ainsi la fortune et la vanité.

    *Les dames du faubourg, de Jean DIWO(1984). A la fin du 16ème siècle, après les guerres de religion, le faubourg St Antoine à Paris retrouve son activité car nobles et bourgeois ont besoin de meubles. Apparaissent alors les menuisiers-huchiers qui grâce aux dames abbesses de l’abbaye St Antoine qui sont toutes riches et  de très haut rang et s’intéressent beaucoup au bois, parviennent jusqu’aux ateliers du Louvre où ils deviennent maîtres-ébénistes. Parmi cette lignée de grands artistes, André-Charles Boulle qui deviendra ouvrier du roi et inventera la commode. Roman très agréable à lire.

    Les salons, la préciosité, l’Académie française au XVIIème siècle, extrait de « Histoire illustrée de la littérature française », de CROUZET. Panorama de l’évolution des mœurs après les désordres de la fin du siècle précédent. La littérature évolue, les salons se multiplient avant que Louis XIV n’ait organisé autour de lui la cour et les lieux de réception. L’Académie Française tient sa 1ère séance officielle en 1634 et son 1er dictionnaire paraît en 1694. C’est aussi le moment où l’aristocratie intellectuelle conquiert sa place auprès de l’aristocratie de naissance.

    Mademoiselle de Scudéry (source Wikipédia). Née en 1607, orpheline à 6 ans, son oncle lui fait découvrir les lettres et la danse et rencontrer des personnes influentes. Sapho était le surnom, selon la mode du temps, de cet auteur du XVIIe siècle habituée de l’hôtel de Rambouillet avant de lancer, en 1652, son propre salon littéraire, qui donna longtemps le ton de la préciosité, dont elle était l’une des plus célèbres représentantes.
    Elle est, sous le nom de son frère Georges, l’auteur à succès de longs romans galants à clé dépourvus de toute vraisemblance historique où se reconnaissent aisément les portraits de personnages tels que Condé, Mme de Longueville, etc. transposant dans l’Antiquité la vie de la société mondaine de son temps. C’est dans Clélie, histoire romaine, que figure la fameuse « Carte de Tendre » à la géographie galante. Elle meurt en 1701.

    *L’ange du désordre : Marie de Rohan, Duchesse de Chevreuse, de Denis TILLINAC (1985). Née en 1600, Marie, d’origine noble, aura une enfance heureuse au milieu des « fêtes du Louvre » où elle va vite conclure que la scène de ce grand théâtre était la Cour. Marie, connétable de Luynes puis duchesse de Chevreuse sera princesse de tous les désirs avec ses frasques amoureuses et politiques.

    *Julie, chevalier de Maupin, de Anne-France DAUTHEVILLE (1995). Née en 1670, élevée par son père qui enseignera très tôt à sa fille unique l’art de l’escrime, elle épouse à 17 ans Jean de Maupin, homme ennuyeux. Assoiffée de bruit et de fureur, elle court les salles d’armes, habillée en homme. Après avoir appris le métier de cantatrice, elle est engagée à l’opéra par Lulli. A l’aise à la Cour, elle se retire du monde à 30 ans et meurt 7 ans plus tard.

    *André Le Nôtre, biographie de Patricia BOUCHENOT-DECHIN (2013). Né à Paris en 1613 dans une petite maison du jardin des Tuileries, son père Jean Le Nôtre est surintendant des jardins. Dès la fin du XVIème siècle, la valeur du jardinier est reconnue puisqu’il est appelé l’orfèvre de la terre. A 12 ans, André entame l’apprentissage du métier de jardinier et dessinateur. En 1637, il hérite du brevet de son père accordé par le roi. Selon le vœu d’Anne d’Autriche, il va refaire le jardin du château de Fontainebleau. En 1661, la fête à Vaux le Vicomte où l’on découvre la splendeur des jardins marque sa réussite qui repose sur l’équilibre et l’élégance (cascades, canaux, lien entre les espaces). Il devient contrôleur général des Bâtiments, Arts et Manufactures et conseiller du roi Louis XIV qui reconnaît son génie. Parmi ses œuvres : les jardins des châteaux de Versailles, Sceaux, St Cloud, Chantilly, St Germain en Laye et Marly Le Roi. Anobli par le roi en 1675, il se retire à 80 ans et meurt, riche et célèbre, en 1700.

    Les titres marqués* sont disponibles à la médiathèque

    Club de lecture du 13 Janvier 2015 : Sujet libre.

    Article du journal « LE MONDE MAGAZINE » de Novembre 2014 sur les bergers intitulé « revenons à nos moutons ».Un bâton dans une main, le téléphone portable dans l’autre, le berger change d’image et suscite de nouvelles vocations. En France, les 4 écoles spécialisées affichent complet avec pour étudiants, des citadins, des diplômés, des femmes en majorité. Ce métier est très moderne car technique voire scientifique puisqu’on travaille sur du vivant.

    *Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier, de Patrick MODIANO, roman 2014. A l’aube de sa vieillesse et sans schéma logique, Jean Dragane fait remonter à la surface de sa conscience l’atmosphère angoissante de son enfance, sa peur de l’abandon. Avec pléthore de réminiscences de noms, d’adresses, de numéros de téléphone, il ressasse ses pensées et ses chagrins d’autrefois. Livre moyennement apprécié..

    *Pas pleurer, de Lydie SALVAYRE, écrivaine française d’origine espagnole, née en 1948. Prix Goncourt 2014, ce roman autobiographique fait entendre 2 voix : celle de Montse, mère de la narratrice qui n’est autre que celle de l’auteure se remémorant et racontant à sa fille les moments d’euphorie du début de la révolte libertaire de 1936 en Espagne. Et celle de Bernanos, installé à Majorque et témoin des atrocités commises par les nationaux avec la bénédiction de l’Eglise. Beau livre écrit avec force et finesse.

    *La mort du français, de Claude DUNETON (1935-2012), romancier, traducteur, remarquable historien du langage. Dans cet ouvrage paru en 1999, l’auteur expose la thèse suivante : « Vivons-nous aveugles et impuissants la mort du français ? ». Il évoque l’importance qu’a eue la suppression des langues secondaires, dialectes et patois notamment, au début du siècle dernier alors que les 4/5 de la population ne pratiquaient pas la langue française. Ouvrage passionnant et sans doute très actuel.

    *Juste avant le bonheur, d’Agnès LEDIG, née en 1972, sage-femme. Après le décès de l’un de ses enfants, elle écrit pour renouer avec les bonheurs simples de la vie. Dans ce roman paru en 2013, Julie, 20 ans, qui élève seule son fils Lulu se lie d’amitié avec  Paul quinquagénaire généreux et désintéressé qui l’invite à passer quelques jours dans sa belle villa de bord de mer en Bretagne. Ils y retrouvent Jérôme, le fils de Paul, qui se remet mal du suicide de sa jeune femme. Gaieté et optimisme reviennent grâce à l'attachante présence du petit Lulu. Mais la survenue d’évènements dramatiques va en faire des êtres désemparés qui tentent de réapprendre à vivre et à saisir une deuxième chance. Livre plein de chaleur et d’amour écrit dans un style très agréable.

    *Je vais mieux, de David FOENKINOS, écrivain français né en 1974, Prix Renaudot 2014 avec « Charlotte ». Roman publié en 2013 : un homme se réveille un matin avec un mal de dos qui  s’accentuera de jour en jour jusqu’à lui faire prendre conscience de son origine psychosomatique. Il parviendra à y remédier par étapes, en réglant tout ce qui ne va pas autour de lui. Ecrit avec humour et agréable à lire. Un bémol : l’emploi abusif des points de suspension pour traduire les silences dans les dialogues !

    *Nymphodora Ivanovna, d’Ivan GONTCHAROV, écrivain russe (1812-1891). Vif et bref, ce  roman de mœurs publié seulement en 1993, a pour héroïne une jeune femme désemparée depuis qu’elle a perdu son mari, retrouvé en mauvais état et méconnaissable. Ouvrage agréable et original dans l’écriture qui manie l’ironie aussi bien vis-à-vis du lecteur que des personnages.

    Les titres marqués* sont disponibles à la médiathèque




    À consulter également


    Malvoyant
    Thème par défaut

    Contact

    Médiathèque Albert Camus

    6-8 rue Ollivier Beauregard 91380 Chilly-Mazarin

    01.69.10.59.40

    mediatheque@ville-chilly-mazarin.fr

     Facebook

    Instagram

    Horaires d'été

    Mardi 10h-13h
    Mercredi 10h-18h
    Jeudi 10h-13h
    Vendredi 10h-13h
    Samedi 10h-13h